‹ Œuvres complètesChapitre 190 sur 237 · ACTE nUATRIKMl · texte numérisé non relu

ACTE nUATRIKMl

PRE M I i; R (". I r < ) V E N .

Non , vraiment.

M'iK'iix vêtus?

L OR ATE l R.

LES CITOYENS

Non.

l'or vteur.

Mieux nourris?

LES CITOYENS

Non. Non.

l'orateir.

C'est la même misère, Pire encor. — Nous manquons même du nécessaire.

LES CITOYENS

C'est vrai. C'est vrai.

l'orateur.

Pendant que nous mourons de faim, Les ennemis du peuple, eux, ont toujours du pain.

LES CITOYENS

C'est vrai.

l'or ATEl R.

Les ])eaux hôtels , les tables délicates Sont, comme auparavant, pour les aristocrates.

LES" CITOYENS

Oui.

QUATRIÈME CITOYEN

C'est la vérité.

l'orateur.

Si bien que ces fripons Sont plus heureux, vaincus, que nous qui triomphons. — Est-ce juste?

LES CLTOVENS.

Non. Non.

l'orateur.

Savez-vous à quoi servent Tous ces gros revenus que les riches conservent? A tramer des complots, à chercher les moyens D'ôter la subsistance aux pauvres citoyens !

QUATRIÈME CITOYEN

Canaille !

l'orateur.

Vous voyez comme le pain est rare!

DEUXIÈME CITOYEN

On n'en a plus.

l'orateur.

Pourquoi? Parce qu'on l'accapare.

plusieurs citoyens.

Mort aux accapareurs !

deuxième citoyen.

Tuons-les! nous aurons La farine et le reste au prix que nous voudrons.

l'orateur.

On fait jeter le blé dans l'eau! Cette semaine, On en a retrouvé cent setiers dans la Seine.

PREMIER citoyen.

Abomination !

QUATRIÈME CITOYEN

Le pain des pauvres gens !

DEUXIÈME CITOYEN

Dont on eut pu nourrir un millier d'indigents !

l'orateur.

Dehors, on nous assiège; ici, l'on nous affame.

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