‹ Œuvres complètesChapitre 209 sur 237 · ALBERTINE · texte numérisé non relu

ALBERTINE

Dis-les-moi. Tu me peux parler comme à lui-niême : Je suis sa femme.

en A R LOTTE.

Vous?

A part.

Grand Dieu! sa femme! — On l'aime !

Moment de silence. — Charlotte et Albertine se regardent. ALBERTI-XE, à part.

Elle se trouble. — Elle a quelques mauvais desseins.

^ CHARLOTTE, à part.

Sa femme !

ALBERTIXE , à part.

L'on a vu roder des assassins.

A Charlotte.

— Arrière !

Charlotte fait un mouvement pour s'en aller. MARAT, derrière le rideau.

Laisse entrer.

AL13ERTI^'E.

Mais...

MARAT

Laisse entrer, te dis-je.

— Approche , citoyenne.

CHARLOTTE , à part, s'approchant du rideau.

0 ciel! où vais-je? où suis-je ?

— J'ai peur.

MARAT

N'est-ce pas toi qui m'as écrit tantôt ?

CHARLOTTE

(l'est moi.

MARAT

Ne tremble pas; approche et parle haut.

— Que sais-tu ?

CHARLOTTE

Je ne puis rien dire qu'à vous-même.

MARAT

Laisse-nous, Albertine.

Albertine sort lentement par la gauche.

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