‹ Œuvres complètesChapitre 115 sur 233 · DE VILL,ON AUX ENFANTS PERDUS · texte numérisé non relu

DE VILL,ON AUX ENFANTS PERDUS

Beaux en fans, vous perdez la plus Belle rose de vo chapeau; Mes clers, apprenans comme glu, Se vous allez à Montpippsau Ou à Ruel, gardez la p,\)n :

Car, pour s'csbatre en ces deux lieux, Cu\'dant que vaulsist le rappeau^, La perdit Colin de Cayeulx.

Ce n'est pas ung jeu de trois mailles, Où va corps, et peut-estre l'ame :

S'on perd, rien n'y sont repentaillcs.

Qu'on ne meure à honte et diffame; Et qui gaigne, n'a pas à femme Dido la royne de Cartage.

L'homme est donc bien fol et infâme.

Qui, pour si peu, couche tel gage.

Qu'ung chascun encore m'escoute :

On dit, et il est vérité.

I. Comptant que l'appel le sauverait, s'il était fri; et traduit en justice, ou peut-ôtre comptant sur le signal de sus compagnons pour l'avertir du danger.

Que charretée se boyt toute, Au feu l'yver, au bois l'esté^.

S'argent avez, il n'est enté^; Mais le despendez tost et viste.

Qui en voyez -vous hérité?

Jamais mal acquest ne proffite.

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