‹ Œuvres complètesChapitre 120 sur 233 · LAYS · texte numérisé non relu

LAYS

Au retour de dure prison, Où j'ay laissé presque la vie.

Se fortune a sur moy envie.

Jugez s 'elle fait mesprison !

Il me semble que, par raison.

Elle deust bien estre assouvie.

Au retour.

Cecy plain est de desraison.

Qui vueille que de tout desvie; Plaise à Dieu que l'ame ravie En soit, lassus, en sa maison.

Au retour 1

CLIir

Item, donne à maistre Lomer, Comme extraie! que je suis de fée, Qu'il soit bien amé : mais, d'amer Fille en chief ou femme coëffée, Jà n'en ayt la teste eschauffée, Et qu'il ne luy couste une noix, Faire au soir cent fois la fafïée^.

En despit d'Auger le Danois.

Item, rien à Jacques Cardon, Car je n'aj' rien pour luy honncste.

Non pas que le jette à bandon^ Sinon cette bergeronnette :

S'elle eust le chant Marionneile, Faict por Marion la Peau-Tardc, Ou de : Ouvrez vostre huys, Guillemette, Elle allast bien à la moustarde.

1. Cet octave a été omis dans toutes les anciennes éditions, sans doute faute d'être entendu. En voici le sens selon nous : Ayant eu une fée pour ancêtre, je donne à maître Lomer d'être bien-aimé, pourvu qu'il ne s'échaufïe pas la tête, qu'il ne soit soucieux d'aimet fille à tôte nue ou femme coiffée; et (je lui donne) qu'il ne lui coûte une noix de faire un soir cent fois l'amour, en dépit d'Oger le Danois, grand protecteur de l'innocence des dames.

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