‹ Œuvres complètesChapitre 151 sur 233 · Si vous saviez combien il m'est pénible · texte numérisé non relu

Si vous saviez combien il m'est pénible

2, On criait Noël ! dans toutes les occasions de réjouissance.

Tant raille-on que plus on ne rit; Tant despend-on qu'on n'a chemise; Tant est-on franc que tout se frit; Tant vault tien que chose promise; Tant ayme-on Dieu qu'on suyt l'Église; Tant donne-on qu'emprunter convient; Tant tourne vent qu'il chet en bise; Tant crie l'on Noël qu'il vient.

Tant ajmie-on chien qu'on le noarrist;

Tant court chanson qu'elle est apprise; Tant garde-on fruict qu'il se pourrist; Tant bat-on place qu'elle est prise; Tant tarde-on qu'on fault à l'emprise; Tant se haste-on que mal advient; Tant embrasse-on que chet la prise; Tant crie l'on Noël qu'il vient;

ENVOI

Prince, tant vit fol qu'il s'advise; Tant va-t-il qu'après il revient; Tant le matte-on qu'il se radvise :

Tant crie l'on Noël qu'il vient.

BALLADE

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