‹ Œuvres complètesChapitre 209 sur 233 · Je n'y touche · texte numérisé non relu

Je n'y touche

De faire l'ost et les gens d'armes.

M. En fuite je suis couraigeux.

B. Et à frapper? M. Je suis piteux^;

Je crains trop les coups pour les armes^

B, Servons donc Cordeliers ou Carmes,

Et prenons leurs bissacs à fermes,

Car il n'y a pas grand débit.

M. Hz nous prescheroient en beaulx termes,

Et pleureroyent maintes lermes

Devant que nous prinssions l'habit.

B. Se en cest malheur et labit^

Nous mourions, par quelque acabit*.

Ame n'y a qui bien nous face.

M. J'ay ung vieil harnoys qu'on forbit,

Sur lequel je fonde ung obit,

Et du surplus, Dieu le parface !

B. Hée, fault-il que Fortune efface

Nostre bon bruyt? M. Malheur nous chasse;

Mais il n'a nul bien qui n'endure.

B. Prenons quelque train. M. Suyvons trasse^

B. Nous trassons^ et quelqu'un nous trasse :

A loups ravis' grosse pasture.

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