Duguesflin
BALLADE A ce propos ea vieil françois*.
Mais où sont ly sainctz apostoles', D'aulbes vestuz, d'amys' coefïez, Qui sont ceincts de sainctes estoles, Dont par le col prent ly mauffez*, De maltalent tout eschauffez !
Aussi bien meurt filz que servans; De ceste vie sont bouffez :
Autant en emporte ly vens.
Voire, où sont de Constantinobles L'emperier aux poings dorez^ Ou de France ly roy tresnobles,
1. Ainsi, dès le xv« siècle, Villon s'amuse à pasticher la vieille langue française. Mais il n'a qu'une idée bien vague des anciennes formes grammaticales. 11 met l's, il est vrai, au nominatif singulier, ce qui est conforme à l'usage du xiii« siècle : t Autant en emporte ly vens •. Mais il en met aussi au régime singulier et au pluriel, partout enfin un peu au hasard.