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Un jeune galant

4. J'en dois remercier Dieu et l'évêque d'Orlcans, Thibaut d'Aus- BJgny.

63 t-E GRAND TESTAMENT

Aussy pour son officiai, Qui est plaisant et advenant, Que faire n'ay du remenant; Mais du petit maistre Robert?...

Je les ayme, tout d'un tenant, Ainsi que faict Dieu le Lombart.

Si me souvient, à mon ad vis.

Que je feis, à mon partement.

Certains lays, l'an cinquante six^.

Qu'aucuns, sans mon consentement, Voulurent nommer Testament; Leur plaisir fut, et non le mien :

Mais quoy ! on dit communément.

Qu'un chascun n'est maistre du sisa.

S'ainsi' estoit qu'aulcun n'eust pas Receu les lays que je luy mande.

J'ordonne que, après mon trespas, A mes hoirs en face demande; Qui sont-ilz? si on le demande :

Moreau, Provins, Robin, Turgis; De moy, par dictez que leur mande.

Ont eu jusqu'au lict où je gys.

I. Villon veut parler du Petit Testament qu'il avait intitulé ses Legs.

Pour le révoquer ne le dy, Et y courust toute ma terre ^ De pitié ne suys refroidy Envers le bastard de la Barre :

Parmy ses trois gluyons de foerre".

Je luy donne mes vieilles nattes'; Bonnes seront pour tenir serre Et soy soustenir sur ses pattes*.

Somme, plus ne diray qu'ung mot.

Car commencer veuil à tester :

Devant mon clerc Fremin, qui m'ot'' (S'il ne dort), je vueil protester, Que n'entends homme détester, En ces te présente ordonnance; Et ne la vueil manifester.

Sinon au royaulme de France.

Je sens mon cueur qui s'affoiblist.

Et plus je ne puys papier*.

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