‹ Œuvres complètesChapitre 95 sur 233 · Quoi qu'en coûte le battage · texte numérisé non relu

Quoi qu'en coûte le battage

Chapperons auront enfermez^.

Et les poulces soubz la ceincture;

Humbles à toute créature;

Disans : Hen? Quoy? Il n'en est rien'

Si diront gens, par adventure :

« Voycy enfans de lieu de bien^? »

Item, à mes pouvres clergeons, Auxquelz mes titres je resigne, Beaulx enfans et droictz comme joncs Les voyans, je m'en dessaisine, Et, sans recevoir, leur assigne, Seur comme qui l'auroit en paulme, A ung certain jour que l'on signe.

Sur l'hostel de Guesdry Guillaume^.

Quoy que jeunes et esbatans Soyent, en rien ne me desplaist; Dedans vingt, trente ou quarante ans Bien autres seront, se Dieu plaist.

Il faict mal qui ne leur compalist.

Car ce sont beaux enfans et gents; Et qui les bat ne fiert, fol est, Car enfans si deviennent gens.

1. Un chaperon fermé, tombant sur !es yeux, faisait partie d'une mise modeste.

2. C'étaient des écoliers voleurs, des tire-laine de la pire espèce.

3. Cet hôtel est le pilori ou la maison du bourreau. Voyez Petite testament, octave xxviii.

Les bourses des Dix-cl-huict clercs* Auront; je m'y vueil travailler :

Pas ilz ne dorment comme lerz* Qui trois mois sont sans resveiller.

Au fort, triste est le sommeiller Que faict jeune cœur en jeunesse Tant qu'enfin luy faille veiller, Quant reposer deust en vieillesse.

Cy en escris au collatenr^ Lettres semblables et pareilles :

Or prient pour leur bienfaicteur.

Ou qu'on leur tire les oreilles.

Aucunes gens ont grand merveilles.

Que tant m'encline envers ces deux; Mais foy que doy, festes et vieilles, Oncques ne vey les mères d'eulx* !

Item, et à Michiiîlt Culdou, Et à sire Chariot Taranne,

1. Le collège des Dix-huit où l'on recevait des étudiants trop pauvres pour pourvoir à leurs besoins.

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