‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 16 sur 76 · PAR UN ÉLÈVE DE VOLTAIRE , AVEC DES NOTES DU MAITRE · texte numérisé non relu

PAR UN ÉLÈVE DE VOLTAIRE , AVEC DES NOTES DU MAITRE

Oui, de nos passions toute (t) l'activité Est moins à redouter que n'est (2) l'oisiveté; Son calme (3) est plus affreux que ne sont leurs tempêtes ; Gardons-nous à son joug (4) de soumettre nos têtes. Fuyons surtout (5) l'ennui, dont la sombre langueur Est plus (6) insupportable encor que la douleur. Toi qui détruit (7) l'esprit, en amortit (8) la flamme : Toi , la honte à la fois (o) et la rouille de l'âme : Toi qui verse (10) en son sein ton assoupissement,

(1) Toute , mot qui affaiblit le sens, mot oiseux.

(2) Que n'est , allongement qui énerve la pensée. Pensée d'ailleurs trop commune , et qui a besoin d'être relevée par l'expression. De plus que n'est est trop près de que ne sont ; banissez-les tous deux.

(3-4) Son calme, son joug : deux figures incompatibles l'une avec l'autre ; grand défaut dans l'art d'écrire.

(5; Fuyons surtout l'ennuy. Surtout, mot inutile : idée non moins inutile ; car qui ne veut fuir l'ennuy?

(6) Plus insuportable , trop voisin de moins à redouter. Ces plus et ces moins trop souvent répétez tuent la poésie.

(7-8) Toy qui détruit l'esprit , en amortit la flamme.

Il faut qui détruis : ce toy qui gouverne la seconde personne. De plus il est superflu de parler de sa flamme amortie quand il est détruit.

(9) La honte à la fois et la rouille. Ces deux vices de l'âme ne sont point contraires l'un à l'autre. Ainsi à la fois est de trop. On dirait bien que l'ambition est à la fois la gloire et le malheur de l'âme ; ces oppositions sont belles. Mais entre rouille et honte, il n'y a point d'opposition.

(10) Toy qui verse en son sein ton assoupissement. Il faut verses et non verse. Mais on ne verse point un assoupissement.

ï/jB EPITRE

Qui, pour la dévorer, suspend (i) son mouvement,

Étouffe (2) ses pensées et la tient (3) enchaînée :

O monstre, en ta fureur semblable à l'araignée (4) ,

Qui de ses fils gluans (5) s'efforce d'entourer

L'insecte malheureux qu'elle veut dévorer (6)!

Contre tes vains efforts mon âme est affermie ;

Dans les esprits oisifs (7) porte ta léthargie ,

Ou refoule (8) en ton sein ton impuissant poison ;

J'ai su de tes venins préserver ma raison.

Esprit (9) vaste et fécond, lumière vive et pure,

Oui, dans l'épaisse nuit qui couvre la nature ,

Prends, pour guider tes pas, le flambeau de Newton;

Qui , d'un vain préjugé dégageant la raison ,

3ais d'un sophisme adroit dissiper les prestiges;

Aux yeux de ton génie il n'est point de prodiges :

L'univers se dévoile à ta sagacité ,

Et par toi le Français marche à la vérité.

Des lois qu'aux élémens le Tout-Puissant impose

Achève à nos regards de découvrir la cause ;

Vole au sein de Dieu même , et connais les ressorts

Que sa main a forgés pour mouvoir tous les corps.

Ou plutôt dans sa course arrête ton génie :

(i-2-3) Suspends et non suspend, etc. Il ne faut point tant retourner sa pensée.

(4) On peut peindre l'arraignée, mais il ne faut pas la nommer. Rien n'est si bau que de ne pas apeler les choses par leur nom.

(5) Gluants forme une image plus désagréable que vraye.

(6) Je ne sçai si l'âme oisive peut être comparée à une mouche dans une toile d'arraignée.

(7) Dans les esprits oisifs porte la létargie.

L'oisiveté est déjà létargie.

(8) Refoule en ton sein. Refoule n'est pas le mot propre. Elle peut reprendre, ravaler, etc. , son poison. Mais ces images sont dégoûtantes.

(9) Les vers à Emilie sont baux , mais ne sont pas liez au sujet. H s'agit de travail , d'oisiveté. Il manque là un enchaînement d'idées>

'l antiim séries jancturaque pollet.

sur l'amour de l'étude. 149 Viens servir ton pays, viens, sublime Emilie ! Enseigner aux Français l'art de vivre avec eux : Qu'ils te doivent encor le grand art d'être heureux ; Viens , dis-leur que tu sus , dès la plus tendre enfance , Au faste de ton rang préférer la science ; Que tes yeux ont toujours discerné chez les grands De l'éclat du dehors le vide du dedans. Dis-leur que rien ici n'est à soi que soi-même ; Que Je sage dans lui trouve le bien suprême , Et que l'étude enfin peut seule dans un cœur ( i) , En l'ornant de vertus, enfanter le bonheur. Et loi! mortel divin (2), dont l'univers s'honore, Etre que l'on admire et qu'on ignore encore ; Toi dont l'immensité te dérobe à nos yeux , Tiens le milieu, Voltaire, entre l'homme et les dieux ! Soleil levé sur nous verse tes influences ; Fais germer à la fois les arts et les sciences. Telle on voit chaque année, aux rayons du printemps, La terre se parer de nouveaux ornemens, Fouler dans les canaux (5) des arbres et des fleurs La sève qui produit leurs fruits et leurs couleurs. J'ai vu des ennemis acharnés à le nuire , Ne pouvant t'égaler, chercher à le détruire ; Des amis contre toi s'armer de tes bienfaits. J'ai vu des envieux, jaloux de tes succès, T'allaquer sourdement, craignant de te combattre; J'ai vu leurs vains efforls t'ébranler sans t'abatlre ; Ainsi que le nageur renversé dans les flots Peut paraître un moment englouti dans les eaux ; Mais, se rendant bientôt maitre de sa surprise ,

(1) Il faudrait que ces derniers vers fussent plus serrez et aussi plus raprochez du commencement du portrait d'Emilie.

(2) Pour Dieu , point de mortel divin ; le mot d'amy vaut bien mieux. Conservez la bauté des vers , et ôtez l'excès des louanges.

(5) Il manque icy deux vers.

1 5o ÉpÎtre Il nage et sort vainqueur de l'onde qu'il maîtrise. Qui peut armer ton cœur de tant de fermeté ? Et quel fut ton appui dans ton adversité ? L'amour seul de l'étude. Au fort de cet orage , Ce fut lui qui sauva ta raison du naufrage ; C'est lui seul à présent qui t'arrache aux mortels, Et c'est lui seul à qui tu devras tes autels (i). Regardez Scipion (2) , ce bouclier de Rome , Cet ami des vertus , lui qui fut trop grand homme Pour n'être pas en butte à de jaloux complots ; L'étude en son exil assure son repos.

Si le chagrin parvient à l'âme de ce sage (3) , Du moins au fond du cœur il ne peut pénétrer : L'étude est à sa porte , et l'empêche d'entrer. C'est un nom sur le sable (4) ; un vent souffle et l'efface. Plaisir (5) dans ta fortune, abri dans ta disgrâce, Conviens-en (6) , Scipion , l'étude seule a pu Achever ton bonheur qu'ébaucha ta vertu. (7) Malheureux courtisan! âme rampante et vile, Des faiblesses des grands adulateur servile ; Pour toi (8) ce sont des dieux, va donc les encenser. Ose appeler vertu (9) l'art de n'oser penser.

(1) Ne gâtez point ces baux vers par des autels.

(2) Scipion n'est pas amené. Il faudrait auparavant passer imperceptiblement de la carrière des sciences à celle des héros. La distance est grande ; il faut un pont qui joigne les deux rivages.

(3) L'aise fie ce sage. Ce fait languir , et est dur. Il manque un vers.

(4) H manque là quelque chose.

(5) Tout cela est incohérent. Fiat lux.

(6) Conviens-en, Scipion. Convenez que cela est trop prosaïque, et que cela gâte ce bau vers , et très-bau

Achever ton bonheur qu'ébaucha ta vertu.

(7) Encor manque de liaison, et trop d'apostrophes coup sur coup. C'est un défaut dans lequel je tombe quelquefois, mais je ne veux pas que vous ayez mes défauts.

(8) Pour toy ce sont. Ce n'est pas suportable. Ces idées communes ïie sont pas bien amenées.

(9) Bau vers qu'il faut mieux préparer.

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C raid fëïltÛHA}, ^u^xAH) ' 4u^ ^hu^tovD^

sur l'amour de l'Étude. ï5i Sais-tu ce que tu perds ; sais-tu que l'esclavage Rétrécit ton esprit, énerve ton courage. Eh bien , ton bonheur dure autant que ta faveur ; Mais dis, quelle ressource (i) as-tu dans le malheur? Nulle que la douleur (2) : j'en sonde les blessures (3). 1 Tu crois la soutenir, esclave tu l'endures.

Funeste ambition (4) ! c'est en vain qu'un mortel Cherche en toi son bonheur, fait fumer ton autel ; Ses mains t'offrent l'encens (5), son cœur est la victime. Plus il marche aux grandeurs, et plus sa soif s'anime. Il désirait ce rang, il vient de l'obtenir; De sa passion (6) naît un nouveau désir. Un autre après (7) le suit; jamais rien ne Farrête; Sa vaste ambition (8) est un pin dont la tête S'élève (9) d'autant plus qu'il semble en approcher. Vas , le bonheur n'est pas où tu vas le chercher. (10) Malheureux en effet, heureux en apparence, Tu n'as d'autre bonheur que ta vaine espérance. Que les vœux soient remplis : la Crainte, aux yeux ouverts, Te présente aussitôt le miroir des revers.

(1-2) La douleur n'est point une ressource. Encor une fois , il faut que ces lieux commis soient plus pressez , touchez d'une manière plus neuve.

Difficile est propriè communia dicere.

(3) Esclave ne va point avec blessures , sonder jure avec soutenir, et tout cela fait un tableau peu dessiné.

(4) Encor un apostrophe.

(5) Encor un lieu comun.

(6) Il manque une sillabe, mais il y a là trop de vers.

(Il manquait une syllabe au premier hémistiche 3 mais le sens indique qu'Helvétius avait eu intention d'écrire possession au lieu de passion. Le manuscrit porte en effet ce mot en surcharge. )

(7) Un autre après le suit. Sans doute quand on suit on est après. Mettez plus de force et de précision , élaguez baucoup.

(8) Ces désirs qui se suivent jurent avec ce pin. L'ambition est un pin est une expression mauvaise.

(g) La tête d'un pin ne s'élève pas d'autant plus qu'on en aproche 5 passe pour une montagne escarpée.

(10) Lieux commis encor : gardez- vous-en.

ÎÔ2 ÏPÎTRE

Aux traits de tes rivaux tu demeures (i) en butte ; Ton élévation te fait craindre ta chute : Chargé de ta grandeur, tu te plains de son poids, Et tu souffres déjà les maux que tu prévois (2). Politiques profonds, allez ourdir vos trames : Enfantez des projets; lisez au fond des âmes : Domtez vos passions (3) , et maîtrisez vos vœux. Au milieu des tourmens (4), criez, je suis heureux (5); Et de tous vos chagrins déguisant l'amertume, Redoublez la douleur dont le feu vous consume. Voyez cette montagne (6) , où paissent les troupeaux , Où la vigne avec pompe étale ses rameaux ; La source qui jaillit y roule l'abondance (7). Tout d'un calme profond présente l'apparence : Ses coteaux sont fleuris, sa tête est dans les airs, Et son superbe pied sert de voûte aux enfers. C'est là qu'avec transport, les plus tendres bergères , Conduites par l'Amour, célèbrent ses mystères. Ce bosquet fut témoin de leurs premiers soupirs, Ce bosquet est témoin de leurs premiers plaisirs. Flore vient y cueillir (8) les robes qu'elle étale. C'est là qu'en doux parfums la volupté s'exhale, Et c'est là qu'on n'entend d'autres gémissemens? Que les soupirs poussés par les heureux amans. Autels de leurs plaisirs, théâtre de l'ivresse,

(1) Ta demeures, terme trop faible qui fait languir le vers. (1) Cela a été trop souvent dit.

(3) Domptez vos passions , n'est pas fait pour les politiques ronges de la passion de l'envie , de l'ambition , de l'avarice, de l'intrigue, etc.

(4) Au milieu des tourments. Quels tourments? vous n'en avez pas parlé.

(5) Jamais politique n'a crié, je suis heureux

(6 Encor des apostrophes, encor ce manque de jointure, encor du lieu comun.

(7^ Qu'a de comun l'abondance d'une prairie avec ces politiques ? Gare l'églogue dans tout ce qui suit, non erat hic locus. Quatre vers suffiront , mais il faut qu'ils disent baucoup en peu, et il faut surtout des jointures.

(8) Flore ne cueille point des robes, cela est trop fort»

sur l'amour de l'Étude. ï 53

Où les jeux de l'amour consacrent leur faiblesse. Tel (i) paraît au dehors ce mont audacieux Qui roule le tonnerre dans ses flancs caverneux. Un phosphore pétri de soufre et de bitume Par le souffle des vents avec fureur s'allume : Ce feu, d'autant plus vif qu'il est plus comprimé, Dévore la prison qui le tient enfermé.

Sois le plaisir des yeux (2) , et l'ivresse de l'âme , Doris, porte la joie, où tu portes la flamme; Vois l'Amour à tes pieds , vois naître ses désirs : Sur ton sein, sur la bouche, il cueille ses plaisirs; Ton orgueil est flatté du tribut de ses larmes : Règne sur les mortels; tes litres sont les charmes; Embellis l'univers d'un seul de tes regards ; Un souris de Vénus fit éclore les arts (3). Amour (4) ! ô toi qui meurs le jour qui t'a vu naître (5) ! O toi qui pourrais seul déifier notre être (6) ! Etincelle ravie à la divinité ; Image de l'excès de sa félicité; Le plus bel attribut de l'essence suprême; Amour! enivre l'homme et l'arrache (7) à lui-même. Tes plaisirs sont (8) les biens les seuls à désirer, Si tes heureux transports pouvaient toujours durer ; Mais sont-ils échappés, en vain on les rappelle; Le désir fuit, s'envole, et l'Amour sur son aile. C'est en vain qu'un instant sa faveur nous séduit :

(0 Déclamation sans but. C'est le plus grand des défauts.

(2) Il manque un vers.

(3) Qu'est-ce que les arts ont à faire là? Tout ce morceau est décousu. JEgri somnia.

(4) Comment? encor un apostrophe, point d'autre figure, point d'autre transition?. . . le fouet.

(5-6) Ce n'est point en mourant si vite qu'il ressemble à la divinité : contradiction intolérable dans de très-baux vers mal amenez.

(7) Ce mot arracher ne signifie point transporter hors de soymêrae , il donne l'idée de la souffrance et non l'idée du plaisir.

(8) Sont. Il faut seraient; mais il ne faut rien dire de cela, mais éviter cette déclamation mille fois rebatue

Le transport l'accompagne, et le vide le suit.

Boris (r), à ton amant prodigue ta tendresse :

Prolonge, si tu peux, le temps de son ivresse.

L'ennui va te saisir au sortir de ses bras;

Tu cherches le bonheur (2) et ne le connais pas.

Ce dieu (5) que tu poursuis, recueilli dans lui-même,

Ne va point au dehors chercher le bien suprême;

Il commande à ses vœux; il fuit également

Et l'agitation et l'assoupissement.

Ami des voluptés, sans en être l'esclave,

Il goûte leur faveur (4), et brise leur entrave;

Il jouit des plaisirs, et les perd sans douleurs.

Vois Daphné (5), dans nos champs, se couronner de fleurs

Elle aime à se parer d'une rose nouvelle;

Ne s'en trouve-t-il point (6), Daphné n'est pas moins belle.

D'un œil indifférent le tranquille Bonheur (7)

Voit l'aveugle mortel esclave de l'erreur,

Courir au précipice en cherchant sa demeure;

Ivre de passion (8), l'invoquer à toute heure;

Voler incessamment de désirs en désirs,

Et passer tour à tour des doufeurs aux plaisirs;

Et tantôt il le voit, constamment misérable,

Gémir sous le fardeau de l'ennui qui l'accable.

(1) Encor apostrophe sans transition ! est-il possible?

(2) Chercher le bonheur et ne le pas connaître , ne sont pas deux idées assez oposées. C'est parce qu'on ne le conait pas bien qu'on le cherche. On cherche tous les jours un inconnu.

(3) Ce dieu. On n'a jamais dit que le bonheur fût un dieu. Cette hardiesse, suportable dans une ode, n'est pas convenable à une épître ; il faut à chaque genre son stile.

(4) Faveur n'est pas bien en opposition avec entrave. On ne dit point entrave au singulier.

(5) Eh bien , autre apostrophe sans liaison ! Ah !

(6) Ne s 'en trouve-t-il point. Le stile de l'épître , tout familier qu'il est , n'admet point ces tours trop comuns : on dit sans s'avilir les plus petites choses.

(7) Le bonheur est là personifié ab abrupto , sans aucun adoucissement. Ce sont des images incohérentes.

(8) Ivre de passion, l'invoquer,; il semble qu'on invoque sapas-

sur l'amour de l'Étude. i55 Etude (i), en tous les temps prête-moi ton secours î Ami de la vertu, bonheur de tous les jours, Aliment de l'esprit, trop (2) heureuse habitude, Venge-moi de l'Amour, brise ma servitude; Allume dans mon cœur un plus noble désir, Et viens en mon printemps m'arracher au plaisir. Je t'appelle, et déjà ton ardeur me dévore; Tels ces flambeaux éteints, et qui fument encore, A l'approche du feu s'embrasent de nouveau. Leur flamme se ranime, et son jour (3) est plus beau. Conserve dans mon cœur le désir qui m'enflamme : Sois mon soutien, ma joie, et l'aine de mon âme. Étude , par toi l'homme est libre dans les fers (4) : Par toi l'homme est heureux au milieu des revers : Avec loi l'homme a tout (5) : le reste est inutile (6) , Et sans loi ce même homme (7) est un roseau fragile (8) , Jouet des passions, victime de l'ennui : C'est un lierre rampant, qui reste sans appui (9).

sion. Et puis chercher sa demeure, courir au précipice, invoquer! lieux comuns mal assortis. Ces 1 pages précédentes devraient être resserrées en vingt vers bien frapez , et ensuitte on viendrait à l'Étude qui est le but de Fépitre.

(1) Étude. Toujours même défaut, toujours un apostrophe qui n'est point amené.

(2) Trop heureuse , terme oiseux. Ce trop est de trop. (5) On ne dit point tout cru le jour d'un flambau.

(4) Les fers n'y viennent pas. Non erat hic locus. (5-6) S'il a tout, l'émistiche qui suit est inutile.

(7) Ce même homme , faible et traînant.

(8) lîosau fragile , image peu liée avec avoir tout.

(9) Trop de comparaisons entassées. Il ne faut prendre que la Heur d'une idée , il faut fuir le stile de déclamateur. Les vers qui ne disent pas plus, et mieux, et plus vite, que ce que dirait la prose , sont de mauvais vers.

Enfin , il faut venir à une conclusion qui manque à l'ouvrage ; il faut un petit mot à la personne à qui il est adressé Le milieu a besoin d'être baucoup élagué. Le commencement doit être retouché, et il faut finir par quelques vers qui laissent des traces dans l'esprit du' lecteur.

fin de l'epître sur l'amour de l'étude.

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