‹ Œuvres complètesChapitre 56 sur 106 · Tome I · texte numérisé non relu

Tome I

3o6 de l'esprit.

soldat et des honneurs à l'officier, flalle à cet égard et leur paresse'et leur impatience. Les hommes doivent donc supporter plus volontiers les fatigues de la guerre (r) que les travaux de l'agriculture, qui ne leur promet des richesses que dans un avenir éloigné. Aussi les anciens Germains, les Tartares , les habitans des côtes d'Afrique et les Arabes, ont-ils toujours été plus adonnés au vol et à la piraterie qu'à la culture des terres.

Il en est de la guerre comme du gros jeu qu'on préfère au petit, au risque même de se ruiner, parce que le gros jeu nous flatte de l'espoir de grandes richesses, et nous les promet dans un instant.

Pour ôter aux principes que j'ai établis tout air de paradoxe, je vais, dans le titre du Chapitre suivant, exposer l'unique objection à laquelle il me reste à répondre.

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