‹ Œuvres complètesChapitre 88 sur 106 · CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL

De V esprit du siècle.

Cette sorte d'esprit ne contribue en rien à l'avancement des arts et des sciences, et n'aurait aucune place dans cet ouvrage s'il n'en occupait une très-grande dans la tcle d'une infinité de gens.

Partout où le peuple est sans considération , ce qu'on appelle l'esprit du siècle n'est que l'esprit des gens qui donnent le ton, c'est-à-dire, des hommes du inonde et de la cour.

L'homme du monde et le bel esprit s'expriment l'un et l'autre avec élégance et pureté; tous deux sont ordinairement plus sensibles au bien dit qu'au bien pensé : cependant ils ne disent ni ne doivent dire les mêmes choses (i), parce que l'un et l'autre se proposent des objets différens. Le bel esprit, avide de l'estime du public, doit ou mettre sous les yeux de grands tableaux, ou présenter des idées intéressantes pour l'humanité, ou du moins pour sa nation. Satisfait au contraire de l'admiration des gens du bon ton , l'homme du monde ne s'occupe qu'à présenter des idées agréables à ce qu'on appelle la bonne compagnie.

J'ai dit , dans le second Discours , qu'on ne pouvait parler dans le monde que des choses ou des personnes ; que la bonne compagnie est ordinairement peu instruite , qu'elle ne s'occupe guère que des personnes , que l'éloge est ennuyeux pour quiconque n'en est point l'objet, et qu'il fait bailler les auditeurs. Aussi

(i) Mille traits agréables dans la conversation seraient insipides à la lecture. « Le lecteur , dit Boileau , veut mettre à profit son

). divertissement. »

490 DE LESPRIT.

ne cherche -t- on dans ies cercles qu'à malignement interpréter les actions des hommes, à saisir leur côté ialble, à les persifïler, à tourner en plaisanterie les choses les plus sérieuses, à rire de tout, et enfin à jeter du ridicule sur toutes les idées contraires à celles de la bonne compagnie. L'esprit de conversation se réduit donc au talent de médire agréablement, et surtout dans ce siècle où chacun prétend à l'esprit, et s'en croit beaucoup; où l'on ne peut vanter la supériorité d'un homme sans blesser la vanité de tout le monde, où Ton ne distingue l'homme de mérite de l'homme médiocre que par l'espèce de mal qu'on en dit, où l'on est pour ainsi dire convenu de diviser la nation en deux classes : l'une celle des bêtes, et c'est la plus nombreuse; l'autre celle des fous, et l'on comprend dans cette dernière tous ceux à qui l'on ne peut refuser des lalens. D'ailleurs, la médisance est maintenant l'unique ressource qu'on ait pour faire l'éloge de soi et de sa société. Or, chacun veut se louer, soit qu'on blâme ou qu'on approuve , qu'on parle ou qu'on se taise , c'est toujours son apologie qu'on fait: chaque homme est un orateur qui, par ses discours ou ses actions, récite perpétuellement son panégyrique. Il y a deux manières de se louer, l'une en disant du bien de soi, l'autre en disant du mal d'autrui. Les Cicéron, les Horace, et généralement tous les anciens, plus francs dans leurs prétentions, se donnaient ouvertement les louanges qu'ils croyaient mériter. Notre siècle est devenu plus délicat sur cet article. Ce n'est que par le mal qu'on dit d'autrui qu'il est maintenant permis de faire son éloge. C'est en se moquant d'un sot qu'on vante indirectement son esprit. Cette manière de se louer est sans doute la plus directement contraire aux bonnes mœurs; c'est cependant la seule en usage. Quiconque dit de lui le bien qu'il en pense, est un orgueilleux, chacun le

DISCOURS IV, CHAPITRE VII. /|f)I

fuit. Quiconque au contraire se loue par le mal qu'il dit d'autrui, est an homme charmant; il est environné d'auditeurs reconnaissans , ils partagent avec lui les éloges indirects qu'il se donne, et ne cessent d'applaudir à de hons mots qui les soustraient au chagrin de louer. Il paraît donc qu'en général la malignité des gens du monde tient moins au dessein de nuire qu'au désir de se vanter. Aussi l'indulgence est- elle facile à pratiquer, non-seulement à leur égard , mais encore à l'égard de ces esprits bornés dont les intentions sont plus odieuses. L'homme de mérite sait que l'homme dont on ne dit aucun mal est en général un homme dont on ne peut dire aucun bien ; que ceux qui n'aiment point à louer ont communément été peu loués : aussi n'est-il point avide de leur éloge; il regarde la sottise comme un malheur dont la sottise cherche toujours à se venger. « Qu'on ne prouve aucun fait contre » moi, disait un homme de beaucoup d'esprit; que » d'ailleurs on en dise tout le mal qu'on voudra, je » n'en serai pas fâché; il faut bien (pie chacun s'amuse.» Mais si la philosophie pardonne à la malignité, elle n'y doit cependant point applaudir. C'est à des applaudissemcns indiscrets qu'on doit ce grand nombre de médians, qui, dans le fond, sont quelquefois les meilleures gens du monde. Flattés des éloges prodigués à la malignité, de la réputation d'esprit qu'elle donne, ils ne savent pas assez estimer en eux la bonté qui leur est naturelle, ils veulent se rendre redoutables par leurs bons mots. Ils ont malheureusement assez d'esprit pour y réussir : ils deviennent d'abord médians par air, ils restent médians par habitude.

O vous donc qui n'avez pas encore contracté cette funeste habitude, fermez l'oreille à ces louanges données à des traits satiriques aussi nuisibles à la société qu'ils y sont communs. Considérez les sources impu-

4g2 de l esprit.

res (i) d'où sort la médisance» Rappelez-vous qu'indifférent aux ridicules d'un particulier, le grand homme ne s'occupe que de grandes choses ; qu'un vieux méchant lui paraît aussi ridicule qu'un vieux charmant ; que , parmi les gens du monde, ceux qui sont faits pour le grand se dégoûtent bientôt de ce ton moqueur en horreur aux autres nations (2). Abandonnez-le donc aux hommes bornés : pour eux , la médisance est un besoin. Ennemis nés des esprits supérieurs, et jaloux d'une estime qu'on leur refuse , ils savent que , scm-

(1) L'un médit parce qu'il est ignorant et oisif; l'autre, parce qu'ennuyé , bavard , plein d'humeur , et choqué des moindres défauts, il est habituellement malheureux : c'est à sou humeur plus qu'à son esprit qu'il doit ses bons mots : Facit indignatio versum. Un troisième est né atrabilaire ; il médit des hommes parce qu'il ne voit en eux que des ennemis. Eh ! quelle douleur de vivre perpétuellement avec les objets de sa haine ! Celui-ci met de l'orgueil à n'être point dupe ; il ne voit dans les hommes que des scélérats ou des fripons déguisés ; il le dit , et souvent il dit vrai , mais enfin il se trompe quelquefois. Or, je demande si l'on n'est pas également dupe , soit qu'on prenne le vice pour la vertu ou la vertu pour le vice? L'âge hem-eux est celui où l'on est la dupe de ses amis et de ses maîtresses. Malheur à celui dont la prudence n'est pas l'effet de l'expérience ! La défiance prématurée est Je signe certain d'un cœur dépravé et d'un caractère malheureux. Qui sait si le plus insensé des hommes n'est pas celui qui, pour n'être jamais dupe de ses amis, s'expose au supplice d'une méfiance perpétuelle ? L'on médit enfin pour faire montre de son esprit : on ne se dit pas que l'esprit satirique n'est que l'esprit de ceux qui n'en ont point. Qu'est-ce en effet qu'un esprit qui n'existe que par les ridicules d'autrui, et qu'un talent oii l'on ne peut exceller sans que l'éloge de l'esprit ne devienne la satire du cœur? Comment s'enorgueillir de ses succès dans un genre où , si l'on conserve quelque vertu , on doit chaque jour rougir de ces mêmes bons mots dont noire vanité s'applaudit, et qu'elle dédaignerait si elle était jointe à plus de lumière ?

(2) Ce n'est qu'en France et dans la bonne compagnie qu'on cite comme homme d'esprit l'homme à qui l'on refuse le sens commun. Aussi l'étranger , toujours prêt à nous enlever un grand général , un écrivain illustre, un célèbre artiste, un habile manufacturier , me" nous enlèvera-t-il jamais un homme du bon tou. Or , quel esprit que celui dont aucune nation ne veut ?

DISCOURS IV, CHAPITRE Vil. 4<)3

blables a ces plantes viles qui ne germent et ne croissent que sur les ruines des palais, ils ne peuvent s'élever que sur les débris des grandes réputations; aussi ne s'occupent-ils que du soin de les détruire.

Ces hommes bornés sont en grand nombre. Autrefois l'on n'était envié que de ses pairs; à présent que chacun aspire à l'esprit, et s'en croit, c'est presque le public en entier qu'on a pour envieux : ce n'est plus pour s'instruire, c'est pour critiquer qu'on lit. Or, parmi les ouvrages , il n'en est aucun qui puisse tenir contre cette disposition des lecteurs. La plupart d'entre eux , occupés à la recherche des défauts d'un ouvrage, sont comme ces animaux immondes qu'on rencontre quelquefois dans les villes , et qui ne s'y promènent que pour en chercher les égoûts. Ignorerait-on encore qu'il ne faut pas moins desprit pour apercevoir les beautés que les défauts d'un ouvrage; et que, dans les livres, comme le disait un Anglais, « il faut aller » à la chasse des idées, et faire grand cas du livre » dont on en rapporte un certain nombre i »

Toutes les injustices de cette espèce sont un effet nécessaire de la sottise. Quelle différence, à cet égard , entre la conduite de l'homme d'esprit et celle de l'homme borné ! Le premier profile de tout. Il échappe souvent aux hommes médiocres des vérités dont le sage se saisit : l'homme d'esprit, qui le sait, les écoule sans dégoût; il n'aperçoit communément dans la conversation que ce qu'on y dit de bien , et l'homme médiocre que ce qu'on y dit de mal ou de ridicule.

Perpétuellement averti de son ignorance , l'homme d'esprit s'instruit dans presque tous les livres; trop ignorant et trop vain pour sentir le besoin de s'éclairer, l'homme borné, au contraire, ne trouve à s'instruire dans aucun des ouvrages de ses contemporains ; et, pour dire modestement qu'il sait tout, les livres,

4q4 de l esprit.

dit-il, ne lui apprennent rien (i) ; il va même jusqu'à soutenir que tout a été dit et pensé; que les auteurs ne Font que se répéter, et qu'ils ne diffèrent entre eux que dans la manière de s'exprimer. O envieux ! lui dirait-on , est-ce aux anciens qu'on doit l'imprimerie, l'horlogerie, les glaces, les pompes à feu? (^tiel autre que Newton a , dans le siècle dernier, fixé les lois de la pesanteur? L'électricité ne nous offie-t-elle pas tous les jours une infinité de phénomènes nouveaux? Il n'est plus, selon loi, de découvertes à faire. Mais, dans la morale même et dans la politique, où l'on devrait peut-être avoir tout dit, a-t-on déterminé l'espèce de luxe et de commerce le plus avantageux à chaque nation? en a-l-on fixé les bornes? a-t-on découvert le moyen d'entretenir à la fois dans une nation l'esprit de commerce et l'esprit militaire? a-l-on indiqué la forme de gouvernement la plus propre à rendre les hommes heureux? a-t-on seulement fait le roman d'une bonne législation (2) , telle qu'on pourrait , à la

(1) Le savant, dit le proverbe persan, sait et s'encpiiert ; mais l'ignorant ne sait pas même de quoi s'enquérir.

(2) On n'entend pas même en ce genre les principes qu'on répète tous les jours. Punir ci récompenser est un axiome. Tout le monde en sait les mots ; peu d'hommes en savent le sens. Qui l'apercevrait dans toute son étendue aurait résolu, par l'application de ce principe, le problème d'une législation parfaite. Que de eboses pareilles on croit savoir, et qu'on répète tous les jours sans les entendre! Quelle signification différente les mêmes mots n'ont-ils pas dans diverses bouches !

On raconte d'une fille en réputation de sainteté , qu'elle passait les journées entières en oraison. L'évêque le sait, il va la voir : « Quelles » sont donc les longues prières auxquelles vous consacrez vos jour- » nées? — Je récite mon Pater, lui dit la fille. — Le Pater, reprend » l'évêque , est sans doute une excellente prière ; mais enfin un Palet » est bientôt dit. - O Monseigneur! quelles idées de la grandeur, de » la puissance, de la bonté de Dieu, renfermées dans ces deux seuls « mots : Pater nosterl En voilà pour une semaine de méditation, n jeu pourrais dire autant de certains proverbes j je les compare

DISCOURS IV, CHAPITRE VII. 4g5

tète d'une colonie, l'établir sur quelque côte déserte de l'Amérique ?

Le temps a fait, dans chaque siècle, présent de quelques vérités aux hommes ; mais il lui reste encore bien des dons à nous faire. On peut donc acquérir une infinité d'idées nouvelles. L'axiome prononcé , que tout est dit et pensé, est donc un axiome faux , trouvé d'abord par l'ignorance et répété depuis par l'envie : il n'est point de moyens que l'envieux, sous l'apparence de la justice , n'emploie pour dégrader le mérite. On sait, par exemple, qu'il n'est point de vérité isolée; que toute idée nouvelle tient à quelques idées déjà connues , avec lesquelles elle a nécessairement quelques ressemblances : c'est cependant de ces ressemblances que part l'envie pour accuser journellement de plagiat les hommes illustres, nos contemporains (i). Lorsqu'elle déclame contre les plagiaires, c'est, dit—

à des écheveaux mêlés : en tient-on un bout, on en peut dévicier toute la morale et la politique; mais il faut, à cet ouvrage, employer des mains bien adroites.

(i) Sous le nom d'amour, Hésiode, par exemple, nous donne à peu près l'idée de l'attraction; mais, dans ce poète, ce n'était qu'une idée vague : elle est , au contraire , dans Newton le résultat de combinaisons et de calculs nouveaux ; Newton en est donc l'inventeur. Ce que je dis de Newton , je le dis également de Locke. Lorsque Aristote a dit : JYihil est in intelîectu quod non priiis fuevil in sensu, il n'attachait certainement pas à cet a\iome les mêmes idées que Locke. Cette idée n'était tout au plus , d;ns le philosophe grec , que l'apercevance d'une découverte à faire , tt dont l'honneur appartient en entier au philosophe anglais. C'e^t l'envie seule qui nous fait trouver dans les anciens toutes les découv( rtes modernes. Une phrase vide de sens , ou du moins inintelligible avant ces découvertes , suffit pour faire crier au plagiat. Ou ne se dit pas qu'apercevoir dans un ouvrage un principe que personne n'y avait encore aperçu , c'est proprement faire une découverte; que cette découverte suppose du moins dans celui qui l'a faite un grand nombre d'observations qui menaient à ce principe ; et qu'enfin celui qui rassemble un grand nombre d'idées sous le même point de vue , est un homme de génie et un inventeur.

/fy6 DE L ESPRIT.

elle , pour punir les larcins littéraires et venger le public. Mais, lui répondrait-on, si tune consultais que l'intérêt public , les déclamations seraient moins vives; tu sentirais que ces plagiaires, sans doute moins estimables que les gens de génie, sont cependant trèsutiles au public; qu'un bon ouvrage, pour être généralement connu , doit avoir été dépecé dans une infinité d'ouvrages médiocres.

En effet, si les particuliers qui composent la société doivent se ranger sous plusieurs classes , qui toutes ont, pour entendre et pour voir, des oreilles et des yeux différens, il est évident que le même écrivain, quelque génie qu'il ait , ne peut également leur convenir; qu'il faut des auteurs pour toutes les classes (i), des Neuville pour prêcher à la ville, et des Bridaine pour les campagnes. En morale comme en politique, certaines idées ne sont pas universellement senties, et leur évidence n'est point constatée qu'elles n'aient, de la plus sublime philosophie, descendu jusqu'à la poésie , et de la poésie jusqu'aux ponts-neufs : ce n'est ordinairement que dans cet instant seul qu'elles deviennent assez communes pour être utiles.

Au reste, celle envie, qui prend si souvent le nom de justice , et dont personne n'est entièrement exempt, n'est le vice d'aucun état. Elle n'est ordinairement active et dangereuse que dans des hommes bornés et vains. L'homme supérieur a trop peu d'objets de jalousie, et les gens du monde sont trop légers, pour obéir long-temps au même sentiment; d'ailleurs ils ne haïs-

(i) Je rapporterai à ce sujet un fait assez plaisant. Un homme se faisait un jour présenter à un magistrat, homme de heaucoup d'esprit : « Que faites-vous? lui demanda le magistrat. — Je fais des » livres, répondit-il. — Mais aucun de ces livres ne m'est encore » parvenu. — Je le crois bien , reprend l'auteur , je ne fais rien pour » Paris. Dès qu'un de mes ouvrages est imprimé, j'en envoie l'édition » en Amérique ; je ne compose que pour les colonies. »

DISCOURS IV, CHAPITRE VII. ^gj

sent point le mérite, et surtout le mérite littéraire; souvent même ils le protègent : leur unique prétention, c'est d'être agréables et brillans dans la conversation. C'est dans cette prétention que consiste proprement l'esprit du siècle : aussi n'est -il rien qu'on n'imagine pour échapper en ce genre au reproche d'insipidité.

Une femme de peu d'esprit paraît entièrement occupée de son chien; elle ne parle qu'à lui ; l'orgueil des auditeurs s'en offense; on la taxe d'impertinence: on a tort. Elle sait qu'on est quelque chose dans la société lorsqu'on a prononcé tant de mots (f) , qu'on a fait tant de gestes et tant de bruit : l'occupation de son chien est donc moins pour elle un amusement qu'un moyen de cacher sa médiocrité; elle est, à cet égard, très-bien conseillée par son amour-propre, qui, pour le moment, nous fait presque toujours tirer le meilleur parti de notre sottise.

Je n'ajouterai qu'un mot à ce que j'ai dit de l'esprit du siècle ; c'est qu'il est facile de se le représenter sous une image sensible. Qu'on charge, pour cet effet, un peintre habile de faire, par exemple, les portraits allégoriques de l'esprit de quelques-uns des siècles de la Grèce et de l'esprit actuel de notre nation : dans Je premier tableau, ne sera-t-il pont forcé de représenter l'esprit sous la figure d'un homme qui, l'œil fixe, l'âme absorbée dans de profondes méditations, reste dans quelques-unes des attitudes qu'on donne aux muses ! Dans le second tableau , ne sera-t-il pas nécessité à peindre l'esprit sous les traits du dieu de la raillerie, c'est-à-dire sous la figure d'un homme qui considère tout avec un ris malin et un œil moqueur? Or, ces deux portraits si différens nous donneraient assez

(i) C'est à ce sujet que les Persans disent : « J'entends le bruit de » la meule , mais je ne vois pas la farine. »

Page 1