LETTRE LV
k hk MÊME.
}'ivre, agir et mourir dans l'union avec Jésus-Christ.
DIEU SEUL
Mes chères filles.
Dieu seul. Dieu seul en trois personnes, etc. Toutes les peines que les démons et les hommes nous pourraient faire ne nous peuvent séparer de lui ; et, demeurant en sa divine union, nous serons toujours bien, quelque mal qui nous puisse arriver. C'est dans celte bienheureuse union qu'il nous faut être, qu'il nous faut vivre , qu'il nous faut agir, qu'il nous faut soutfrir, qu'il nous faut mourir. Toutes les oppositions que les
41. On peul voir aussi les Lettres du P. Surin à la mère Jeanne des Anges, supérieure des Ursulines de LouduR. Ce Père, donl Bossuel fait un si giand éloge, avail élé témoin oculaire de cel événement. C'îX) M. de Quériolel (Pierre de Gouello) , né le 14 juillet IGli-i, à Aurai en Breiagne d'une famille distinguée, se livra, pendant plusieurs années de sa vie, à toutes les horreurs de rincréduliié el du libertinage. S'éiant converti, à l'occasion de l'exc*-
ŒUVRES COMPLETES DE BOUDON
ftéinoDS nous peuvent faire, ne nous y peuvent nuire, ni nous rendre désagréables à .-fl divine majesté : au contraire, les tournieiils qu'ils nous causent sont de grands iiiovens pour nous unir à cet adoralile Sauveur, qui a toujours vécu et qui est mort ilans la douleur. Nous n'avons à prendre garde qu'à nous-môu)es, à rattaeiiement à notre [iropre volonté, à l'immortitication de nos passions, etsurtoutde notre propre jugement; carnotre perte, selon la divine |iarole, ri>n< de nous (Ose, xni, 9), et tous les déiuons lie l'enfer ne nous peuvent faire aucun mal que par le mal que nous nous faisons nous-mêmes. 1-ls ont possédé la vénérable sœur Marie des Vallées jusqu'.^ la mort, et n'ont pu lui nuire, parce que l'esprit de détachement qu'elle portait, et à son égard et à l'égard de toutes les choses créées, leur ôtait toute prise. Oh I que bienheureux ceux qui sont morts de la sorte t heureux pendant qu'ils vivent, etenrore plus heureux quand ils meurent. Mais il faut nous tenir bien bas, et nous bien humilier en lontes choses, pour recevoir les grâces de Dieu; car c'est iiiix humbles, dit le Saint-Esprit, que Dieu donne sa grâce, pendant qu'il re'siste aux superbes {Jac. IV, ti) : I es paroles sont des foudres jjour notre orgueil.
J'espère, avec le divin secours de l'adorable Providence, ma toujours très-bonne et très-fidèle mère, retourner à Evreux à la fin du présent mois. J'ai soin de vous recommander à la tiès-digne Mère de Dieu à son saint autel, où elle est honorée sous l'invocation de Notre-Dame du Remède. Je salue vos bons anges, etc.
Ce 6 d'août, fête de Notre-Dame des Neiges.