LETTRES. — A UN
nous nous-mêmes pour ne penser qu'aux seuls inléréls de Dieu seul. Je vous prie de saluer madauie de Sens de ma part et mademoiselle Angélique que j'honore de tout monrœur; sa maladie m"a empoché de ne la pas voir à Paris si souvent comme je l'eusse désiré. Les mères Carmélites en sont (larfaiiemcnt satisfaites. J'ai grand désir qu'elle soit à jamais au Seigneur el à sa sainte Mère. Je salue ma>lame le >Ioyne et toute sa famille. C'est la veille de mon très- Ijdèle el très-cher ami, l'aimable disciple bien-aiiné, que je vous écris.
LETTRE LXXXL
A madame: a\n'e (33).
Il proftte d'une commission pour lui parler
de la Providejice.
Madame,
Après avoir salué humblement madame .Vnne el .Marie Simon, tous vos bons anges, et Ions les bons anges et saints patrons de la ville el diocèse il'Evreux, je vous prie d'avoir la charité de m'envoyer le paquet de linge, el u'y mettre les bas et chausses avec, et s'il y a quelque autre chose à y mettre (loni je ne me souvienne point. Pour ma soutane, je crois qu'il n'est pas nécessaire; il me semble (lue celle que je porte à présent pi)iiira bien me servir encore jusqu'à mon retour. Si vous pouvez m'envoyer le jiaquel au premier voyage, vous me' ferez plaisir, car je pourrai aller à la campagne, avec le secours de la divine Providence, I>enl-êlre vers le 20 du mois [)résent, [lour jiisqw'b la (in du mois. Je vous prie (le ne |)0int oublier à demander le livre De la divine Providence à M. Bosguérard, auparavant qu'il s'en aille, car il m'est nécessaire; el (V-sl tin sujet ([ue tous les hommes devraient bien étudier pour le bien connaître, et ensuite pour le bien aimer, et en le bien aimant s'y abandonner sans réserve, en y menant toute sa confiaiice et en en faisant son uni(]ue appui. .Mais la misère des lionjmes est extrême i|ui connaissent si pen une Providence dont ils ont un besoin continuel el c;!ri!s y font si [leu d'attention, quoi- (|u'ellp veille continuellement sur eux avec «les soMis SI doux et si |>uissa!itï. que c'est «■e qui surpasse tout ce que l'on en peut jamais penser. .Mon adresse est chez ^Ionsieu^ l'abbé de Thiersault, rue Saint-Nicolas du Cliardonnei, à une porte cochère. Je ne vous iiiiblie pas toutes devant le Seigneur et sa irès-sainte.Mère, dont la dévotion ne peut jamais être assez reiommandée, et suis, Madame, votre très-liuuibif et obligé serviteur Boi noN, lesilave de la sainte .Mère de Dieu.
A Paris, ce (3 de juin, fêle de saint .Yorbert.
{T<7>\ .M:iJuiiic Aline lilail une pipiise |icisomiic ipii ;l^si.^Ulil It Midim .ivaiiL .Mudamo île flouves el M.i ilaniR l-efitivri'.
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