‹ Œuvres complétes (volume 2)Chapitre 306 sur 436 · LETTRE CLXV · texte numérisé non relu

LETTRE CLXV

Iluudon indique où l'on peut trouver la \ ie du P. Surin, qu'il a composée.

DIEU SEUL

Monsieur,

Dieu seul, etc. C'est dans cette divine union que M. votre grand archidiacre et vous autres Messieurs étant saintement unis, la très-sainte et suradorable Trinité sera vraiment glorifiée.

Je suis tout plein de reconnaissance pour

Je ne crois pas que l'on doive importuner votre chanté; uon-seulemcnt que je ne mé'

LETIIŒS.

A M. DOSGl'tRAlU).

rite i>ns, mais iloiil je suis cnlièrcmi;nl iiitligiie.

La Me du saint homme lo P. Surin ne se trouve pas clicz noire liln'aiif, rar elle a été imprimée à Clinrlrcs, ce (jui est rause qu'elle est pleine de fautes Irùs-cnnsidiirables. Mais elle se trouve (■liez\'avin, liliiaire, au Scapulaire de Notre-Dame, rue Sainl-Jacques. Je ne sais si ce libraire a aucun ia|iportà Uoiien, Mais, si on voulait avoir de ses livres, qu'il donnerait à grand marché, il faudrait en parler h quelque libraire de Rouen, et à quelqu'un de ceux qui ont rapporta Paris, oliii ()u'ils en tissent venir. J'ai écrit tout ce que j'ai jm savoir du cesnint homme, n'ayant jamais [)u voir la Me qu'il a composée luimême, qui apprend de jurandes choses. C'est pourquoi j'ai mis dans le traité que la divine Providence nous en a fait faire, que c'était un abrégé, en attendant (ju'on en donnât pleinement une fie entière.

Je crois que, dans l'esprit de l'Eglise, vous devez faire venir votre clerc devant Mgr l'archevêque alin qu'il décide de toutes choses.

J'espère que la divine Providence, qui me loge à Paris, chez M. Martin, secrétaire de Mgr le prince, à l'hôtel de Condé, m'en fera jiartir le 15 du mois prochain, le lendemain de la fête de mon bienheureux P. Jean de la Croix. Je salue votre bon ange, etc., et >uis, avec bien du respect, etc.

A Paria, ce 21 de novembre, fête de la sainte Présentation de Notre-Dame.

LETTRE CLXVL

Il demande qu'on lui envoie des approba lions d'ouvraijes.

DIEU SEUL

Dieu seul, etc.. Son aimable et divine providence me devant faire retourner à Evreux, si les approbations du livre De Dieu inconnu ne sont pas prêtes pour être envoyées au plus tard le dimanche 13 de ce mois, afin qu'on les puisse recevoir le lendemain, fêle de notre bienheureur. P. Jean de la Croix, il faudra, s'il vous plaît, attendre à me les adresser à Evreux, quand la divine Providence vous les aura mises enlie les mains : ce qu'il faut attendre avec patience et tranquillité, comme le reste des choses. Je salue votre bon ange, tous les bons anges et saints patrons de la ville et du diocèse de Rouen, et suis, avec bien du respect, etc.

A Paris, ce 6 de décembre, fête de saint Nicolas.

LETTRE CLXVIL

Il approuve la retraite de son ami.

DIEU SEUL

Monsieur, Laretraite, à votre commodité, sera bonne.

Je vous conseille de prendre M.de Fermaucl. Je n'ai le loisir (pie de vous dire ce peu de mots. Je salue votre bon ange, et suis, de tout mon cœur,

Notre très-humble et très-obéissant serviteur, BouDON , l'esclave de la sainte Mère de Dieu, des anges et saints.

Ce II de juin, à Rouen.

LETTRE CLXVIIL

In/irmités de Boudon.

DIEU SEUL

Monsieur,

Dieu seul, etc. C'est toujours dans cetfedivine union que je vous écris, et dans l'union de sa divine charité que je vous remercie, plus qu'il ne se peut dire, pour la charité qu'il lui jilaît de vous inspirer pour mon indigne personne. De la manière que je connais les choses, le voyage à Evreux de M. de la Roche sérail de la dernière inutilité, aussi bien que de lui envoyer l'un de mes bandages; il est vrai qu'à un moment ()resque le chirurgien des Incurables me fit rentrer mon boyau, mais en ce temps-là il rentiait encore; présentement je suis des 5, 6, 7, 10 heures à le faire remonier; mais, comme ilnerenlie pas bien, cela dure peu. Je vous dis dans le secret que, si je n'étais pas mort à Pâques, je verrais pour Jors si la divine Providence me mettrait en état de faire le vojage de Rouen. 11 faul nécessaireruent être sur les dieux, et plusieurs jours, à peine une semaine suffirait-elle. Je vous le dis en secret; car si cela arrivait, je ne verrais [)prsonne du tout à Rouen, et je suis bien hors d'état même de faire des visites. Je suis étonné de ce que vous me mandez que vous me remerciez [lar avance du livre De Dieu inconnu, car je vous l'ai envoyé. Je ne sais aucun lieu pour mettre les révérendes dont vous me parlez. Le privilège de mes livres ne |>ermettra pas de les imjirimer autre part en France, à moins que de s'exposer à la confiscation et à une grosse amende. Je salue, avec bien du respect, les révérendes Mères dont vous me parlez, leurs bons anges, le vôtre, tous les bons anges et saints patrons de la ville et du diocèse de Rouen, et des personnes qui y sont, et suis, avec bien du respect, etc., votre serviteur Boudon, etc.

Le 12, fête de saint Didace, pauvre frère conrers.

P. S. — Je vous écris le 12 de novembre, et je viens de remarquer que la leitre que je viens de recevoir par la poste , est datée uu li octobre , ce qui me fait croire que c'ess la lettre dont vous m'avez parlé et que je n'avais pas reçue, je ne la reçois qu'un mois. a[)rès ; je vous ai écrit celle-ci avant celteremarque.

aXVRES COMPLETES DE BOLDON.

LETTRE r.LXlX.

AL- MEMK.

Confiance de Rouilon à la divine Providence : affaire de son archidiaconné.

DIEU SEUL

Dieu seul, etc. Je dis ces divines paroles avec une douceur bien grande, et jucunduni est repetere. En vérité, Dieu seul est tout mon appui dans l'union de Noire-Seigneur Jésus-Christ. J'espère que sa divine providence me fera partir le o d'avril , les mardis sont des jours que je destine particulièrement à riioiiorer comme ma lionne et toujours très-lidèleMère, pour revenir coucher à Evreus le li d'avril, six jours de suite, faisant des visites proches, pour retourner, avec son divin secours, jusqu'au 6 de mai, fête de saint Jean devant la Porte-Latine. Aimez ce saint, et je voudrais crier partout h sa dévotion. Je lui ait été appliqué d'une iwanière bien singulière dès ma jeunesse, a*ec des attraits que j'aurais de la peine à expliquer. Je finirai mes visites par celle de la cliaj>elle de Notre-Dame de Bon-Secours : Qiti confidunt in Domino, sicut mons Sien ; non commovehitur in œternuw, gui habitat in Jérusalem ; ynontes in circuilu cjus. {Psal. cxxiv, I, 2.) Ces montagnes qui environnent celui qui a mis toute sa confiance au Seigneur, sont les bons anges et saints, mais tout particulièrement la Keine des anges et des saints : Domus Domini supra verticem monlium ljsa.u,2); levavi oculos meos in montes, vnde venit auxilinm mihi. [Psal. CSX, 1.) C'est de ces montagnes saintes dont j'attends mon secours dans les maux bien pressants oîi la divine Providence me réduit; mais ce n'est pas tout : Et Dominus in circuitu populi sui (Psal. cxxiv, 2), le Seigneur même des bons anges est autour de nous pour nous garder. Auxiliummeuma Doininoqui fecit cœlum et terrain. {Psal. cxx,2.) Dicam Domino, susceplor meus, et refuyium meum, Deus meus, sperabo in eum [Psal.\u, iO] ; Angelis suis mandaiit de te, ut custodiant le in omnibus viis tuis ; in manibus portabunt le. {Psal. xc, 11, 12.)

La divine Providence a fait désister le curé d'Aigleville, et hier il me (it signiûer son désistement, je lui ai relâché lesdéfiens. Cependant, Monsieur, vous aurez la bonté de me faire savoir ce qu'il aura coûté à Rouen, nlin que je vous le rende exactement ; c'est bien assez que les soins que vous prenez; je vous supplie de garder tous les papiers jusqu'à la fin de mes visites, et vous aurez la charité de me les renvoyer, avec le divin secours, la semaine de devant laPentecôte, si je suis encore au monde , et si je n'y suis {)lus, de les faire metlre entre les mains de mon successeur, quand il y en aura un d'assuré, et que les alfaires seront terminées. Je .suis bien éloigné de manger chez le curé d'Aigleville, et j'évite même tous ceux à qui cela pourrait faire quelque peine. M. de ia Caille, curé d'Aigleville, me dit qu'il vous allait voir toutes les fois (ju'il allait à Rouen; il me parlait de vous comme d'une personne

qui l'aurait soutenu dans son procès, et M. .\uvray. Je lui dis que vous avii'Z eu la bonté de prendre soin de mes affaires, et l'on m'apporta la lettre que je reçus de vous en sa présence, en me disant que' c'était une lettre qui venait de voire part.

Je vous écris le 2 d'avril, fête de l'admirable saint François de Paule, mon bon Père, car la divine Providence m'a fait être de son troisième ordre, et le dernier jour de mars est la précieuse mort du saint homme le P. Moreau, religieux Minime ûer son ordre, qui a été obsédé des démons durant quarante ans. C'est le grand protecteur des personnes dans cet état; il y a quelques années que Ton m'écrivit de Rouen de l'une de ces personnes qui en recevait des secours bien grands, et du P. Surin, mais le'P. Moreau paraissait visiblement pour la défendre. J'ai commencé une neuvaine le jour de sa sainte mort, pour toutes les personnes qui sont dans cet état, et qui ont quelque rapport avec ma chétivo personne; vous me ferez toujours charité quand vous prendrez le soin de ce que vous pouvez savoir au sujet des résignations pour m'en informer.

Priez, s'il vous [ilaît, les bons anges pour nos visites, et leur grande Reine, ma bonne Maîtresse. Je salue bien celui qui vous garde, tous les bons, etc., et suis, dans un profond respect. Monsieur, votre, ele

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