A LA REINE DE LA MISERICORDE
O reine, mère de miséricorde, dame de toute consolation, me voici a mon ordinaire à vos pieds sacrés, vous dédiant ce petit ouvrage comme tous les autres que la divine Providence m'a fait donner au public. Quand je considère ce que je voudrais faire en votre honneur, et le peu que je puis faire, j'ai recours à toutes les créatures du ciel et de la terre afin de m'unir à tous les honneurs qu'elles vous ont rendus, et à tous ceux
Qu'elles vous rendront jamais : et c'est par tous ces honneurs que je vous offre que je ésire de vous honorer; mais au moins n'ayant qu'une chétive vie , il n'y en a pas un seul dans lequel je ne désire glorifier la très-sainte Trinité, en vous magnifiant son saint nom pour les choses grandes qu'elle y a faites. Ensuite il n'y a rien que je puisse donner, que je lie vous donne, laissant entre vos bénites mains, sans aucune réserve, l'application des bonnes œuvres que votre Fils adorable opérera dans son indigne serviteur, et encore ce que les autres feront pour moi après ma mort, étant content que vous me l'ôtiez, si vous voulez ainsi en disposer pour le donner à qui bon vous semblera, quelques souffrances qu'il m'en arrive, parce que ce que vous ferez sera toujours à la plus grandegloire de la très-suradorable Trinité , et c'est uniquement ce que je veux pour le temos et pour l'éternité. Ainsi soit-il.