‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 110 sur 283 · IX UOXOREM DOMES DIVINE · texte numérisé non relu

IX UOXOREM DOMES DIVINE

NAI T£ AVRANII ARAMICI

SCOLA.M DE StJO IXSTRUXERI/XT

A l'époque où je visitai ces colonnes, une cigogne avait établi sou nid sur la plus haute des deux, et y élevait ses petits sous la protection du gouvernement vaudois. L'amende de soixante-dix francs infligée à quiconque tue l'un de ces animaux lui donnait une telle confiance, que notre approche ne parut nullement la déranger dans les soins de son ménage, et qu'elle continua gravement de partager en deux. à l'aide de son bec et de ses pattes, une pauvre grenouille dont elle donna, avec une équité toute maternelle, un morceau a chacun de ses enfants.

Les autres débris antiques dignes de quelque attention sont : une tète colossale d'Apollon, une tête de Jupiter, et un lion de marbre. Ces débris sont renfermés dans l'aruphitbi

Quant aux amphores, aux urnes funéraires, aux petites statues de bronze et aux médailles découvertes dans les fouilles, le voyageur les trouvera étiquetées avec assez H ordre et de goût chez le syndic Tôlier. J'engage, de plus, les amateurs a regarder avec attention une petite statue que le naïf magistrat leur montrera sous le nom de Paris donnant la pomme. Si c'est véritablement un Paris. et si toutes les proportions de cette figurine sont exactes. l'amour obstiné d'Hélène s'explique parfaitement. Une belle figure n'était pas le seul don que Venu-, dans sa reconnaissance, eût fait au berger phrygien.

A quelques centaines de pas hors des murs et au bord de la route, à gauche, une petite maison bâtie aux frais de la ville conserve une assez belle mosaïque, qui paraît avoir été un fond de bain.

Une heure et demie ou deux heures nous suffirent pour visiter toutes ces curiosités, puis nous partîmes pour Morat.

Page 1