XIV
LE CHRIST DE L’OCÉAN
ches de la barque «t l’y cloua lui-même, avec les clous que la mer avait rongés.
Par son ordre, cette croix prit, dès le lendemain, au-dessus du banc d’œuvre, la place de la croix d’or et de pierreries. Le Christ de 1 Océan ne s en est jamais détaché. Il a voulu rester sur ce bois où des hommes sont morts en invoquant son nom et le nom de sa Mère. Et là, entr’ouvrant sa bouche auguste et douloureuse, il semble dire : « Ma croix est faite de toutes les souffrances des hommes, car je suis véritablement le Dieu des pauvres et des malheureux. »
JEAN MARTEAU
Jean Marteau