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PAGES D’HISTOIRE ET DE LITTÉRATURE
est l’objet de soins; un petit arbrisseau toujours vert en témoignerait au besoin. Là repose* en effet celle qui fut Elvire, de son nom de femme madame Charles, et de son nom de fille Julie-Françoise Bouchaud des Herettes, morte à Paris le 18 décembre 1817, à trente-cinq ans; elle avait trente-six ans de moins que son mari Charles. Lamartine a agréablement romancé sa liaison avec Elvire. Ceux qui l’ont connue savent qu’elle n’était nullement poitrinaire. La réalité est beaucoup plus triste. « O ironie du destin! une fille est née à Aix (Savoie) des amours de Lamartine et d’Elvire. Elle tient une gargote dans un coin de la ville. » {Moniteur Universel du 17 juillet 1877 \)
1. M. Nauroy se trompe. Le physicien Charles repose au Père-Lachaise dans la 11' division, 3' lig^ne du chemin Méhul. Il y repose seul, sous une pierre plate qui porte cette inscription ;
J. A. C. CHARLES Membre de l’Académie des Sciences et de la Légion d’honneur, bibliothécaire de l’Institut, décédé le 7 avril 1823 âgé de 76 ans.
Concession à perpétuité.
Sur une autre pierre, celle-là arrondie et levée, on lit :
O Charles,
la science aérostatique que tu as créée
transporta ton corps au-dessus des nues et la sagesse conseillère de Socrate éleva ton âme au-dessus des passions.
Tu avais essayé ton vol vers les deux avant que de nous quitter pour jamais.
N. Lemercier, de l'Institut de France.
Les registres du cimetière de l’Est (cimetière du Père-Lachaise) mentionnent que Charles fut inhumé seul. On n’y trouve aucune trace de l’inhumation de sa femme.