‹ Œuvres complètes [illustrées] (volume 4)Chapitre 144 sur 159 · Imprimé en rouge · texte numérisé non relu

Imprimé en rouge

BIBLIOGRA PRIE

Édouard Champion, Claude Aveline. Cette justification figure au verso du faux titre.

B. Publication antérieure.

a) Les Promenades Féli bréknn es ont été publiées pour la première fois, — sous le titre : « Les Fêtes Félibréennes », — dans le journal Le Temps, en cinq feuilletons s’échelonnant du 12 août au 24 août 1890 :

Temps, du Mardi 12 août 1890 ; -Agen, Dimanche.

— Mercredi 13 août 1890

— Samedi 16 août 1890

— Samedi 23 août 1890

— Dimanche 24 août 1890 : Saint-Sébastien, 18 août.

Le feuilleton du Temps du Mardi 12 août contient un paragraphe de 19 lignes qui n’a pas été repris dans l’édition originale des Pro.menades FélibréeÎnnes, où sa suppression est marquée par les trois points qui accompagnent les mots : « ... publia ses vers... » (p. 200 du présent volume, 1. 26). Voici ce paragraphe :

M. Amy, le sculpteur bien connu à qui on doit le Figaro dé la rue Drouot, a représenté Cortète de Prades sous les traits d’un fier cavalier, coiffé du feutre à plumes et portant la collerette de dentelle. La tête est belle. M. Amy n’a pu s’aider d’aucun portrait de ce seigneur Cortète. Tous ont péri par l’injure du temps. M. Amy ne le regrette que médiocrement. Peut-être que Cortète de Prades ne se ressemblait pas à luimême et qu’il n’avait pas la tête de son état et de son caractère. Tel que l’a représenté l'habile sculpteur, il est ce qu’il doit être ; un poète mousquetaire. La gloire de ce Cortète vient d’être rehaussée d’un discours de M. Sextius Michel, d’une poésie gasconne de M. Ratier et d’une ode française de M. Elie Fourès, qui a été fort applaudie et qui mérite de l’être, car elle est d’un bel élan et faite pour l’air et le soleil. En voici quelques strophes...

Anatole France cite alors quatre de ces strophes (de six vers chacune) et le texte reprend avec les mots : « M. Sextius Michel parla... «

Fje feuilleton du samedi 16 août offre un certain nombre de détails dont

i Agen, Dimanche.

( Montauban, Lundi.

) Montauban, Lundi.

( Audi, 12 août, f Tarbes, 14 août.

) Bagncres-de-Bigorre, 14 août.

) Argelès Gazost, 15 août.

[ Pau, 16 août.

BIHLIOGRA PRIE

l’édition originale n’a pas, non plus, fait état. Nous rétablissons ci-dessous les passages supprimés.

(P. 206, 1. 6, du présent volume, à la place des trois points qui accompagnent : « ... décore son église... »)

Le souvenir charmant du curé-poète de Moi.ssac ne nous quittera jamais

Je ne vous parle pas du banquet : il fut grand et suivi de beaux discours. On porta beaucoup de toasts qui montrent le bon cœur de nos hôtes et le nôtre.

(P . 208, 1. 2, du présent volume, à la place des trois points qui accompagnent : « ... parmi les Montalbanais... » :)

On a lu le discours prononcé par M. Henry Fouquier au banquet de Montauban, sous le buste d’Ingres, aux applaudissements de la ville entière et des poètes voyageurs.

(Même page, 1. 4, à la place des trois points qui précédent : « ... Sous un soleil... » :)

C’est un maire, c’est une municipalité amis des poètes, que la municipalité d’Auch, et que M. le maire Aucoin.

(Même page, à la place des trois points qui terminent le même alinéa :)

M. Henry Fouquier prononce, avec sa grâce coutumière, un discours d une sagesse aimable et douce, d'une raison fine, d’un art facile et sûr. M. Maurice Faure, dont la chaude éloquence nous anime et nous emporte depuis trois jours, récite un beau sonnet à du Bartas. Car il est poète comme il est orateur.

Le feuilleton se continue alors par un alinéa que l’édition originale a légèrement modifié ;

M. Elle Fourès lit un autre sonnet au même seigneur du Bartas et fait applaudir le nom de Léon Barracand,

[Ici le sonnet de Léon Barracand. 1

Voilà qui est beau, sans doute, mais d'une mélancolie étrange, etc.

Le bref alinéa que précède la mention : « Pan, 15 août » (pp. 214-215 du présent volume) est extrait d’un compte rendu paru dans le Temps du Dimanche

BIBLIOGRA PHIE

17 août 1890, sous le titre : « Les Fêtes Félibréennes ». Ce compte rendu, non signé, n’est pas d’Anatole France. Il fait, d’<iilleurs, double emploi avec la chronique francienne publiée le Samedi 23 août.

Le feuilleton du Samedi 23 août 1890 présente la leçon suivante :

... Ceux qui ont entendu le vénérable successeur d’Auguste Comte savent comment il unit dans ses conférences une bonhomie souriante, égaye la rigueur des déductions philosophiques...

Ce passage, évidemment fautif, a été corrigé comme suit par les éditeurs de 1925 (p. 215 du présent volume, alinéa central) :

« ... savent comment il unit dans ses conférences une bonhomie souriante, égayée, à la rigueur des déductions philosophiques... »

La présente édition reproduit la correction de 1925. Mais, dans l’ignorance où nous sommes de ce que France a réellement écrit, — ou voulu écrire, — il était nécessaire de faire connaître le texte initial, qui constitue notre unique témoin.

b. Les Fêtes Félibréennes, auxquelles France assista, et qu’il raconta presque au jour le jour dans les cinq chroniques du Temps que nous venons d’étudier, lui fournirent quelques mois plus tard l’occasion d’un nouveau travail.

Lorsque Paul Arène et Albert Tournier publièrent chez E. Flammarion, en 1891, « Des Alpes aux Pyrénées — Etapes Félibréennes », c'est à France, leur compagnon de route, qu’ils demandèrent de présenter au public leur volume.

h’ rance se rendit à leur prière et écrivit la préface que nous publions ci-dessous. Elle occupe les pp. vu à xx du livre d’Arène et Tournier, in-18 dont il fut fait un tirage de luxe, limité à 50 exemplaires, sur papier du Japon, et et dont l’édition ordinaire, bien qu’ornée de plus de deux cents illustrations, parut à 3 fr. 50.

Page 1