‹ Œuvres complètes [illustrées]Chapitre 50 sur 119 · MARIE STUART · texte numérisé non relu

MARIE STUART

A Étienne Charavay.

Cette relique exhale un parfum d’élégie,

Car la reine d’Ecosse, aux lèvres de carmin, Qui récitait Ronsard et le missel romain,

Y mit en la touchant un peu de sa magie.

La reine blonde, avec sa fragile énergie,

Signa Marie au bas de ce vieux parchemin,

Et le feuillet heureux a tiédi sous la main Que bleuissait un sang fier et prompt à l’orgie.

POÉSIES

Là de merveilleux doigts de femme sont passés,

Tout empreints du parfum des cheveux caressés Dans le royal orgueil d’un sanglant adultère.

J’y retrouve l’odeur et les reflets rosés De ces doigts aujourd’hui muets, décomposés, Changés peut-être en fleurs dans un champ solitaire.

Page 1