LES OMBRES
PREMIÈRE OMBRE, glissant vers le puits.
Poussé par la brise des nuits,
Et vagabond jusqu'à l'aurore,
Je viens pour des fins que j'ignore.
Comme un fantôme que je suis.
D'une sandale non sonore
Je viens, je glisse et je m'enfuis...
Mais, ô Jéhovah que j'adore !
Quelle est cette grande ombre encore
Oui se tient debout près du puits ?
DEUXIÈME OMBRE, à la prcmièic.
Barbe blanche dans la nuit brune, Es-tu d'un vivant de jadis ?
Sors-tu du Schéol, oasis Où l'on dort sur des prés sans lys, Où l'on va sous un ciel sans lune ?
N'es-tu qu'une ombre?
PREMIÈRE O.MBRE
J'en suis une !