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se tourna ; sa maîtresse était à
Sarl, coté “HIS n6:se" partérent sas; et elle s’accouda comme lui à la balustrade. les yeux fixés sur la rivière.
H cherchait ce qu'il devait-dire ét: née: trouvait rien. [l ne parvenait même pas à démêler ce qui se passait en lui; tout ce qu'il éprouvait, c'était une joie de la sentir là, près de lui, reve- | nue, et une lâcheté honteuse, un besoin üe pardonner tout, de tout permettre À pourvu qu'elle ne le quittât point.
Enfin, au bout de quelques minutes, il lui demanda d'une voix très douce : — « Veux-tu que nous nous en et allions ? il ferait meilleur dans le bateau. »
Elle réponäit : — « Oui, mon chat. »
Et il l'aida à descendre dans la yole, la soutenant, lui à serrant les mains, tout attendri, avec quelques larmes E encore dans les yeux. Alors elle le regarda en souriant etils s'embrassèrent de nouveau.
Ils remontèrent le fleuve tout doucement, longeant :a rive plantée de saules, couverte d'herbes, baignée et tranquille dans la tiédeur de l'après-midi.
Lorsqu'ils furent revenus au restaurant Grillon, il ; était à peine six heures : alors, laissant leur vole, ils
Do pur LA FEMME DE PAUL
partirent à pied dans l’île, vers Bezons, à travers les.
prairies, le long des hauts peupliers qui bordent le fleuve.
Les grands foins, prêts à être fauchés, étaient remplis
de fleurs: Le soleil qui baissait étalait dessus uné nappe de lumière rousse, et,
cie du jour finissant, les lottantes exhalaisons Je l'herbe se mêlaient aux humides senteurs du fleuve, imprégnaient l'air d'une langueur tendre ;:dun bonheur léger, comme d'une vapeur de bien-être.
cœurs, ct une espece de communion avec cette splendeur calme du soir, avec ce vague et mystérieux frisson de vie épandue, avec cette poésie pénétrante, mélancolique, qui semblait sortir des plantes, des choses, s'épanouir, révélée aux sens en cette heure douce et recueillie.
Il sentait tout cela, lui; mais elle ne le comprenait pas, elle. Ils marchaient côte à côte ; et soudain, lasse de se taire, elle chanta. Elle chanta de sa voix aigrelette et fausse quelque chose qui courait les rues, un
dans la chaleur adou-
” Une molle défaillance venait- aux