‹ Œuvres complètes. Introd. de R. Vallery-Radot (volume 2)Chapitre 47 sur 91 · LE JOLI COSTUME · texte numérisé non relu

LE JOLI COSTUME

ANS l'alcôve de ma voisine, Un mardi gras, me réveillant, Sous mes habits je vois Rosine, dui se mirait en souriant :

A sa bouche un cigare fume ; D'un grivois elle a le maintien :

Oh I C[u'elle est bien 1 Oh ! qu'i7 est bien I Beau masque, à ce joli costume Pour mon bonheur ne change ri

LE MYOSOTIS

Je comprends que d'un jeune esclave

Virgile ait soupiré le nom,

Je comprends les mœurs du conclavi

Et les soupers d'Anacréon ;

Mais son Bathyle, je présume,

Aurait pâli, rival du mien :

Oh 1 ({u'elle est bien 1

Oh ! qu'ii est bien 1 Beau masque, à ce joli costume Pour mon bonheur ne change rien.

« Mais sur une tète mignonne, Enfant, ce chapeau doit peser; Les cheveux noirs qu'il emprisonne Hier appelaient le baiser.

Laisse-les, suivant ta coutume.

Flotter sans voile et sans lien :

Oh ! qu'elle est bien !

Oh 1 qu'iV est bien I Beau masque, à ce joli costume Pour mon bonheur ne change rien.

« Grâce pour deux captifs encore I Oui, foule aux pieds ce frac étroit.

En vain sur la vitre sonore L'aquilon souffle humide et froid :

Mon cœur, que le désir consume, Palpitera chaud près du tien :

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