LES CLOCHES
Mais je suis peu dévot, et même Il me souvient d'avoir osé Faire un gai repas en carême, Repas d'amis bien arrosé.
Hommes de Dieu, point de reproches :
Il excuse un jour d'abandon ; Puis... c'était la faute des cloches Qui nous répétaient : — Allons donc !
Grisez-vous donc !
Grisez-vous donc!
Grisez-vous donc !
Quand je donnai mon cœur à celle Qui n'en veut plus, et l'a toujours.
Le tocsin même et la crécelle Parlaient aux vents de nos amours.
A l'ombre des bois, sur la mousse, Rêvant mieux que sur l'édredon, Nous entendions, de leur voix douce.
Les cloches nous dire : — Allons donc 1
Aimez-vous donc!
Aimez-vous donc !
Aimez-vous donc!
Puis j'arrivai, jeune et plein d'âme, Dans la grand'ville en pèlerin.
Le Te Deum de Notre-Dame Alors berçait un souverain;
L H MYOSOTIS
Mais à fêter sa bienvenue Quand on fatiguait le bourdon, J'espérais, moi ; car, dans la nue.
L'airain grommelait : — Allons donc!
Armez-vous donc!
Armez-vous donc!
Armez-vous donc !
Pour moi tes cloches, pauvre France, N'ont plus un langage aussi clair; D'amour, de gloire et d'espérance.
Pour moi, rien ne parle dans l'air.
Je n'entends, comme tout le monde.
Qu'un éternel drelin dindon.
Que la République vous fonde !
Cloches bavardes, allons donc!
Taisez-vous donc !
Taisez-vous donc!
Taisez-vous donc !
LES FOLEUTiS
Lvame Justice a fait mcrvcilli; Disais-je, croyant voir un jour Douze voleurs, libres la veille, Bailler captifs devant la cour.
« Avant que l'écriteau d'usage A leur pilori soit collé, Lavater sur leur plat visage Lirait déjà qu'ils ont volé.
LE MYOSOTIS
« Cet homme au front chauve, à l'œil terne,
Est un usurier bien connu ;
Le passant qui dans sa caverne
Entre affamé, sort demi-nu.
Au front d'airain, au cœur de roche,
Il rit du pauvre désolé,
L'infâme! et, jusque dans ma poche,
Il a volé, volé, volé.
« Ce petit drôle, qui regarde Les poches du voisin souvent, (Monsieur Guillaume, prenez garde I) C'est Patelin toujours vivant.
Pour orner le drap qu'il dérobe L'autre jour même il a collé Un ruban rouge sur sa robe...
Il a volé, volé, volé.
« Voilà des fournisseurs d'armée :
Lorsque aux pieds d'un vainqueur tremblant
La France tombait, renfermée
Vivante dans un linceul blanc.
Ces alchimistes, pêle-mêle.
Autour du soldat immolé,
Soufflaient de l'or dans la gamelle :
Ils ont volé, volé, volé.
LES voleur;
B Salut au baron de Vormspire !
Littérateur, blagitetir, voleur, Sur le Parnasse, dès l'Empire, Il a f;iit métier d'oiseleur.
Méfiez-vous, s'il vous accueille.
Frères ! tout poème envolé S'est pris l'aile à son portefeuille Il a volé, volé, volé. »
Mais, las! l'erreur était complète:
Mon voisin Prudhommc l'expert, Où je croyais voir la sellette, M'indiqua les jurés au pair; Et tous ces voleurs, qu'entre mille Au bagne on eût dits racolés, Y jetaient un gueux sans asile Pour de l'air et du pain volés 1
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Ct lion, flou, ilon, miserere, Monsieur Paillard est enterré.
« Adieu, père de la coninume, »
Dit le Bossuet du moment ; Mais au défunt gardant rancune.
Le pauvre peuple dit j:;aînicnt :
Ht tlon, lion, etc.