‹ OEuvres complètes (volume 2)Chapitre 24 sur 64 · a. Argent chauffe dans le vide · texte numérisé non relu

a. Argent chauffe dans le vide

b. Le même, laminé. 10.4933 95.290

L'argent privé de gaz a donc, manifestement, un poids spécifique plus grand; celui-ci atteint 10.5457, 10.5474 ou même iO.5557. En soustrayant du volume de réchantillon le moins dense, 95.850, le volume du plus dense, 94.755, on a pour résultat

lcc.103;

pour savoir si cette différence de volume correspond à du gaz occlus ou à du gaz reclus, il suffît de la rapprocher du volume de gaz qu'il a été pos-

(1) Ces dernières pages n'ont pas élé rédigées par Stas. (Voir la note des pages lo8-irii.) T. 111. 12

sible (l'extraire, par kilogramme de métal, en exposant l'argent au rouge, dans le vide. Ce volume a varié de 5 centimètres cubes à lO*""!. On doit donc en conclure que tout le gaz ne se dégage pas du métal sous forme de bulles, à moins d'admettre que celles-ci se trouvent sous une pression très forte ou moment où elles se forment, pression pouvant atteindre environ 19 atmosphères. Si cette supposition était conforme à la réalité des faits, on devrait arriver, par une compression et une frappe à outrance, à rendre au métal sa densité maxima. Un recuit devrait ensuite reproduire sensiblement la densité première. Il n'en est pas ainsi : la diminution de volume due à la frappe n'a été que de 0°°565; l'augmentation de volume due au recuit subséquent, seulement de O^^'llG, et une frappe nouvelle ne la réduit que de 0^490.

Il est donc probable que la plus grande partie des gaz dissous à chaud se trouvent dans le métal refroidi à l'état de gaz occlus, c'est-à-dire dissous.

Un fait remarquable se dégage encore du tableau précédent. Les échan^ lillons les plus denses ont augmenté le volume par le laminage. Cette augmentation a été de C^'OOS une première fois et de 0'"'480 une seconde fois. Le recuit suivant, loin d'augmenter de volume, l'a diminué de O'^'^OSa.

Argent en grains et en grenailles.

a. Argent chauffé au rouge

b. Le même, cfiauffé dans le vide

b'. Le même, après ébullitioii de l'eau dans le vide . e. Grains chauffés au rouge dans riiydrogène .

Ces grains avaient été obtenus en coulant l'argent dans de l'eau. La densité plus faible de ce métal tend à faire supposer que, par le refroidissement brusque, l'argent s'est conservé, en partie, sous l'état plus dilaté qu'il avait pris par l'action de la température élevée à laquelle il avait été

Vo en ce

soumis. La faible augineiitalion du poids spécifique due à l'expulsion des gaz dissous par l'exposition du métal au rouge soit dans le vide, soit dans l'hydrogène, vient à l'appui de cette conclusion.

Au surplus, la proportion de gaz trouvée dans l'argent en grenailles (pages 119 et suivantes) variant de 5*'*'10 à 2G'^'G0, ne suffit pas à expliquer la faible diminution de volume entre les échantillons a, h et b' de ce tableau.

Calol iVav(ji'nt fondu dans une coupelle de phosphate de calcium.

D„ Vo on ce

1. Culot fondu dans uiio atmosphèru niduftricc . . 10 2048 07.993

2. a. Idem, provenant d'argent réduit à froid . . . 10.1879 98.15G

h. Le mônie, comprimé et frappé 10.4890 95.338

c. Le même, après recuit 10.4824 95.398

d. Le même, après 15 coups de balancier . . . 10.4837 95.380

e. Le même, recuit dans le vid(^ 10.4798 95.421

/. Argent du n» 2 chauffé dans le vide .... 10.2059 97.984

3. a. iVrgcnt réduit à 70°, fondu dans la chaux . . . 10.0223 99.777

b. Le même, frappé 10.4950 95.284

c. Le même, recuit 10.3850 90.292

4. a. Argent réduit à froid, fondu en milieu réducteur. 9.8688 101.329 b. Le même, frappé . 10.4985 95.252

f. Le même, i-Ccuit . . '. 10.4828 95.395

rf. Le même, frappé et recuit dans le vide . . . . 10.4441 95.748

Los nombres de ce tableau montrent rinlluencc exercée sur le poids spécifique de l'argent par les gaz chauds mis au contact de l'argent pendant la fusion. Le poids spécifique s'est abaissé jusque 10.4890 (n" 2 h) et même 9.8688 (n'' 4 a); la compression a relevé ce poids jusque 10.4985, sans qu'un recuit subséquent ne le diminue d'une manière notable. La différence de volume spécifique s'établit par G''077 à 2*''819. liien que cette différence soit plus grande que celle déduite du premier tableau, elle ne suffit cependant pas pour permettre de regarder les gaz comme reclus exclusivement : la plus grande partie est occluse. La compression, ou la frappe,

n'est pas en état de ramener le mêlai à une densité aussi grande que celle que l'on a constatée d'après le premier tableau.

Culols fondus sous un flux de chlorure de calcium.

Do Vo en ce

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