‹ OEuvres complètes (volume 2)Chapitre 54 sur 64 · CHLOKUKE DE POTASSIUM DU CHLORATE · texte numérisé non relu

CHLOKUKE DE POTASSIUM DU CHLORATE

i° Poids dans l'air du chlorure chauffé à 200° jusqu'à poids

constant 7.44500

2° Poids du chlorure dans le vide 7.44928

3° Poids de l'argent dans l'air 10.79833

4" Poids de l'argent dans le vide. 10.79895

L'eau mère de l'essai I ayant exigé l'addition de 22 centimètres cubes et cinq gouttes de liqueur décime de chlorure de potassium pour être amenée à produire une opalescence égale par l'addition, à un même volume, d'un même nombre de gouttes exploratrices de liqueur décime d'azotate d'argent

et de chlorure de potassium, j'ai ajouté, en une seule fois, à l'eau mère de l'essai II, après qu'elle eut été agitée pendant trois heures et qu'elle eut reposé ensuite jusqu'au lendemain, vingt-deux centimètres cubes et cinq gouttes de liqueur décime de chlorure de potassium.

Après une nouvelle agitation, suivie d'un repos suffisant, j'ai procédé à l'examen de l'eau mère parfaitement éclaircie :

1** Cinq gouttes exploratrices de liqueur décime d'azotate d'argent , répandues à la surface de 50 centimètres cubes de l'eau mère contenue dans un vase cylindrique, produisent en deux minutes une zone opalescente ;

2° Cinq gouttes exploratrices de liqueur décime de chlorure de potassium, répandues à la surface de 50 centimètres cubes de l'eau mère contenue dans un vase cylindrique, produisent instantanément une zone opalescente ;

5° La zone opalescente formée à la surface de l'eau mère 1" et 2° a été répartie, à l'aide d'un mouvement imprimé par une tige de verre, dans le restant du liquide contenu dans chaque cylindre; la comparaison attentive du trouble produit conduisit M. Rommelaere et moi à conclure à la parfaite égalité de l'opalescence des deux liqueurs d'essai;

4° Dix gouttes de liqueur décime d'azotate d'argent, répandues à la surface de l'eau mère contenue dans le flacon d'essai, y produisent instantanément un trouble ;

5° Cinq gouttes exploratrices de liqueur décime d'azotate d'argent, répandues à la surface de 50 centimètres cubes de l'eau mère parfaitement éclaircie et contenue dans un vase cylindrique, produisent en trois minutes une zone opalescente;

6° Cinq gouttes exploratrices de liqueur décime de chlorure de potassium, répandues à la surface de 50 centimètres cubes de l'eau mère parfaitement éclaircie et contenue dans un vase cylindrique, produisent instantanément une zone opalescente ;

7° La zone opalescente formée à la surface de l'eau mère 5° et 6°, a été répartie, à l'aide d'un mouvement imprimé par une tige de verre, dans le restant du liquide contenu dans chaque cylindre; la comparaison du trouble nous conduit à conclure à Vinégalité de l'opalescence des deux essais. Le trouble observé par l'addition de la liqueur décime de chlorure de potassium l'emporte notablement sur l'opalescence produite par l'addition de la liqueur décime d'argent;

S'' Dix gouttes de liqueur décime de chlorure de potassium, répandues à la surface de l'eau mère contenue dans le flacon d'essai, y produisent instantanément un trouble;

9" Cinq gouttes exploratrices de liqueur décime d'azotate d'argent , répandues à la surface de 50 centimètres cubes de l'eau mère parfaitement éclaircie et contenue dans un vase cylindrique, produisent en deux minutes une zone opalescente;

iO° Cinq gouttes exploratrices de liqueur décime de chlorure de potassium, répandues à la surface de 50 centimètres cubes de l'eau mère parfaitement éclaircie et contenue dans un vase cylindrique, produisent en une minute une zone opalescente ;

11° La zone opalescente formée à la surface de l'eau mère 9° et 10° a été répartie, à l'aide d'une tige de verre, dans le restant du liquide contenu dans chaque vase cylindrique; la comparaison du trouble produit nous conduit à conclure à Végalité parfaite de ^opalescence des deux essais.

En comparant l'opalescence produite par l'addition, à un même volume, d'un même nombre de gouttes exploratrices de liqueur décime d'azotate d'argent et de chlorure de potassium, nous constatons, sans doute possible, que les troubles produits dans l'eau mère de l'essai II l'emportent notablement en intensité sur les troubles produits dans Veau mère de l'essai I. J'attribue ce fait à ce que l'essai I, après la double décomposition, l'agitation pendant trois heures et le repos subséquent de dix heures, a exigé encore six agitations, suivies de six repos, pour être terminé; tandis que

l'essai H n'a exigé, après les mêmes conditions premières, que deux agitations, suivies de deux repos, pour être fini. Or, il résulte des observations consignées dans mes Recherches de statique chimique, que la solubilité du chlorure d'argent, quel que soit son état, décroît en raison du nombre d'agitations et du temps de repos qu'on lui fait subir. D'ailleurs, il ne s'agit ici que d'un rapport d'opalescence éprouvée par une même eau mère par l'addition, à un même volume, d'une part, d'un même nombre de gouttes de liqueur décime d'azotate d'argent et, d'autre part, d'un même nombre de gouttes de liqueur décime de chlorure de potassium et non pas de la recherche (ïune quantité absolue, dans l'eau mère des essais 1 et IL

Quoi qu'il en soit de cette observation que, du reste, je ne consigne ici que pour exposer les faits tels qu'ils ont été constatés, vingt-deux centimètres cubes et les cinq gouttes de liqueur décime de chlorure de potassium, ajoutés à l'essai II, ont donc été nécessaires pour amener à l'état de chlorure d'argent la totalité du métal pesée, en partant de l'hypothèse de Prout. Il résulte de l'essai comparatif II que le rapport proportionnel de l'argent et du chlorure de potassium du clorate est

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