CHLORURE DE POTASSIUM DU CHLOROPLATINATE N
gr
Poids dans l'air du chlorure chauffé à deux reprises à 200'*. 7.44528
Poids du chlorure dans le vide 7.44955
Poids de l'argent dans l'air . 10.79876
Poids de l'argent dans le vide. 10.79958
Après la dissolution de l'argent, la double décomposition de l'azotate et l'agitation mécanique pendant trois heures, l'essai a été abandonné à Juimème jusqu'au lendemain.
Dans l'eau mère, parfaitement éclaircie, j'ai procédé à la détermination de son titre, ainsi que je l'ai exposé pour l'essai II. Seulement, au Heu d'ajouter à l'eau mère, en une seule fois, vingt et un centimètres cubes et huit dixièmes de liqueur décime de chlorure de potassium, on y a ajouté vingt-deux centimètres cubes exactement.
Après l'éclaircissement de l'essai par l'agitation et le repos subséquent, l'eau mère a fourni un trouble d'une égale intensité par l'addition, à un même volume, de cinq gouttes de liqueur décime d'azotate d'argent et de chlorure de potassium. Ayant ajouté à l'eau mère cinq gouttes de chlorure de potassium, l'essai, après son éclaircissement, a fourni un liquide se troublant sensiblement plus fortement par l'addition, à un même volume, de liqueur décime d'azotate d'argent que de liqueur décime de chlorure de potassium.
Cinq gouttes de liqueur décime d'azotate d'argent, ajoutées à l'essai, ont ramené l'eau mère à se troubler exactement de la même manière par les deux liqueurs décimes employées en même quantité dans le même volume.
Après la double décomposition opérée sur les quantités pesées, il a donc fallu vingt-deux centimètres cubes exactement de liqueur décime de chlorure
de potassium pour transformer complètement en chlorure l'argent dissous. D'après cet essai, le rapport proportionnel entre l'argent et le chlorure de potassium est
:: lOU.OOO : G9.121<J.
CHLORURE DE POTASSIU»! DE LA DÉCOMPOSITION TOTALE DU CHLORATE, ET ARGENT DE LA RÉDUCTION DE l'aZOTATE d'aRGENT PUR PAR LE FORMIATE d' AMMONIUM PUR.
J'ai dit, dans l'introduction de ce mémoire, que comme contrôle de l'argent employé dans les huit précédentes déterminations du rapport proportionnel entre ce métal et le chlorure de potassium, j'en ai exécuté deux en me servant du métal obtenu par la réduction do l'azotate d'argent pur par le formiate d'ammonium. L'argent précipité ainsi étant fortement hygroscopique, et partant d'une pesée difficile, sinon impossible, dans la limite d'exactitude voulue, a été chauffé dans un creuset d'argent pur fermé, placé dans un moufle de fourneau de Wiesnegg porté à la température de l'ébullition du soufre. L'argent s'est ainsi fortement contracté; de jaune et pulvérulent, il est devenu d'un blanc mat et pulvérulent. Sa pesée dans l'air s'est faite avec une grande facilité.
Poids dans l'air du chlorure de potassium chauffé à deux
reprises à 200" 7.44540
Poids du chlorure dans le vide 7.44968
Poids de l'argent dans l'air 10.79890
Poids de l'argent dans le vide 10.79955
Après la dissolution de l'argent, la double décomposition de l'azotate et l'agitation mécanique pendant trois heures, l'essai a été abandonné à luimême jusqu'au lendemain.
Dans l'eau mère parfaitement éclaircie, j'ai procédé à la détermination de
son titre, ainsi que je l'ai exposé pour l'essai II. J'ai ajouté, en une seule fois, à l'eau mère, vingt-deux centimètres cubes de liqueur décime de chlorure de potassium, qui y ont produit un trouble abondant.
Après l'éclaircissement de l'essai par une agitation suffisamment prolongée et un repos subséquent, l'eau mère a fourni un trouble d'une inégale intensité par l'addition à un même volume de cinq gouttes de liqueur décime d'azotate d'argent et de chlorure de potassium. Le trouble produit par le chlorure de potassium l'emportait sensiblement sur celui fourni par l'azotate d'argent. Ayant ajouté à l'eau mère dix gouttes de liqueur décime de chlorure de potassium, j'ai constaté, après son éclaircissement, que l'essai donnait un trouble d'une égale intensité par l'addition à un même volume de cinq gouttes de liqueur décime d'azotate d'argent et de chlorure de potassium.
Pour contrôler ce résultat, j'ai ajouté de nouveau cinq gouttes de liqueur décime de chlorure de potassium à l'eau mère; après l'éclaircissement de l'essai, le trouble produit par l'azotate l'a emporté en intensité sur celui fourni par le chlorure. Ayant annihilé les cinq gouttes de chlorure décime par cinq gouttes d'azotate décime, j'ai constaté, sans doute possible, Végalité des troubles produits dans l'eau mère par l'addition de volumes égaux de deux liqueurs décimes à un même volume d'eau mère.
L'essai a donc exigé exactement vingt-deux centimètres cubes et quatre dixièmes de liqueur décime de chlorure de potassium pour transformer en chlorure d'argent l'azotate resté libre.
D'après cette détermination, le rapport proportionnel entre l'argent et le chlorure de potassium est
CHLORURE DE POTASSIUM DE LA DÉCOMPOSITION TOTALE DU CHLORATE, ET ARGENT DU FORMIATE d' AMMONIUM.
Poids du chlorure dans l'air 7.44575
Poids du chlorure dans le vide . 7.45003
Poids de l'argent dans l'air. 10.79940
Poids de l'argent dans le vide 10.80000
Après la dissolution de l'argent, la double décomposition de l'azotate et l'agitation mécanique pendant trois heures, l'essai a été abandonné à luimême jusqu'au lendemain.
Dans l'eau mère parfaitement éclaircie, j'ai procédé à la détermination de son titre, ainsi que je l'ai exposé pour l'essai II. A cet effet, j'ai ajouté, en une seule fois, à Teau mère, vingt-deux centimètres cubes de liqueur décime de chlorure de potassium, qui y ont produit un trouble abondant.
Après l'éclaircissement de l'essai par une agitation suffisamment prolongée et un repos subséquent, l'eau mère a fourni un trouble d'une inégale intensité par l'addition, à un même volume, de cinq gouttes de liqueur décime d'azotate d'argent et de chlorure de potassium. Le trouble produit par le chlorure de potassium l'emportait sur celui fourni par l'azotate d'argent, toutefois pas au même degré que dans l'essai n° IX, exécuté concurremment avec lui. J'ai ajouté à l'eau mère cinq gouttes de liqueur décime de chlorure de potassium et j'ai constaté, après son éclaircissement, que l'essai donnait un trouble d'une égale intensité par l'addition, à un même volume, de cinq gouttes de liqueur décime d'azotate d'argent et de chlorure de potassium. Cette égalité de trouble s'est produite en deux minutes et s'est maintenue pendant cinq minutes.
L'essai a donc exigé exactement vingt-deux centimètres cubes et deux dixièmes de liqueur décime de chlorure de potassium pour transformer en chlorure d'argent l'azotate de ce métal resté libre.
D'après cette détermination, le rapport proportionnel entre l'argent et le chlorure de potassium est
Dans l'introduction de ce mémoire, j'ai dit qu'en opérant la double décomposition entre des poids d'argent et de chlorure de potassium, calculés d'après l'hypothèse de Prout, il reste toujours de l'argent libre dans l'eau mère au sein de laquelle cette double décomposition s'est accomplie. J'ai exécuté un essai pour prouver qu'il en est ainsi, et pour déterminer en même temps la quantité de métal existant à l'état d'azotate, après la réaction. Dans ce but, j'ai pris un poids triple d'argent et de chlorure de potassium, j'ai consacré un tiers environ de l'eau mère à l'essai de son titre par la méthode employée dans les dix déterminations consignées ci-dessus, et j'ai précipité à part les deux tiers de l'eau mère par un volume de liqueur décime d'acide bromliydrique, correspondant à la quantité d'argent trouvée par l'essai du tiers. J'ai recueilli et pesé le bromure d'argent précipité; enfin, j'ai examiné le titre de l'eau mère dont le bromure d'argent s'est séparé.
Voici comment j'ai procédé à cette détermination, dont l'exécution a été fort délicate et a exigé beaucoup de temps et des soins exceptionnels, mais dont les résultats résolvent indiscutablement le problème posé.
J'ai employé une partie de l'argent ayant servi aux essais IX et X, et du chlorure de potassium provenant du chlorate.
Poids dans l'air du chlorure de potassium chauH'é à deux
reprises à 200° 22.35720
Poids du chlorure dans le vide 22.35004
Poids de l'argent dans l'air. 32.39810
Poids de l'argent dans le vide. 32.40000
J'ai introduit l'argent dans un flacon de verre de huit centimètres de diamètre extérieur, dont j'avais soigneusement déterminé la capacité en le pesant plein d'air sec et plein d'eau pure à 15"!, étant muni de son bouchon. La voûte du flacon était surmontée d'un goulot ayant une ouverture de 3 centimètres de diamètre, dans laquelle était rodé à l'émeri et douci au colcotar un bouchon de verre à tête carrée et terminée en pointe pénétrant dans le flacon. Sur la base du goulot était soudé un anneau épais de verre, sur la circonférence duquel était soigneusement rodé un capuchon ou cloche de verre, servant de fermeture au flacon lorsque son bouchon n'était pas engagé dans le goulot.
Pour dissoudre l'argent, j'ai versé dans le flacon nonantesept cenlimètres cubes d'acide azotique à 1.24 de densité. Après avoir fermé le flacon à l'aide de son bouchon, j'ai appliqué le capuchon et j'ai abandonné le tout à la température ordinaire, tant que l'argent, qui s'est rapidement entouré d'azotate cristallisé, a paru réduire l'acide azotique. Au bout d'une semaine, j'ai achevé la dissolution de l'argent en opérant comme je l'ai exposé dans l'introduction de ce mémoire. La dissolution étant efl'ectuée, j'ai éliminé autant que possible les vapeurs nitreuses de la solution argentine acide, et j'ai ajouté de l'eau pure chauff'ée en quantité convenable. Après le refroidissement, j'ai descendu le flacon dans un double sac de toile teinte en noir, et je l'ai porté dans la chambre obscure, où j'ai exécuté toutes les opérations dont il me reste à exposer les détails.
En engageant dans le goulot du flacon, incliné à 45% le bout du tube contenant le chlorure de potassium pesé, j'ai fait glisser celui-ci dans le
liquide ainsi que les eaux de lavage du tube. J'ai complété le volume de l'eau jusqu'à remplir le flacon aux deux tiers. Le volume de l'eau mère se trouvait ainsi exactement le même que dans les précédents essais.
Après avoir bouché le flacon, serré et fixé le bouchon, on a soumis le tout, pendant trois heures, à une agitation mécanique. Au bout de ce temps, on a abandonné l'essai à lui-même jusqu'au lendemain. Le chlorure d'argent produit se trouvait ainsi dans le même état physique que celui des essais précédents. J'ai ajouté ensuite de l'eati pure au flacon, de manière à le remplir à cinq centimètres près environ. Le chlorure d'argent pulvérulent étant pénétré d'une eau mère plus forte des deux tiers que la nouvelle eau mère, après avoir bouché le flacon, serré et fixé le bouchon, on a soumis encore pendant trois heures l'essai à une douce agitation. J'ai placé ensuite debout le flacon enveloppé dans un cylindre de fer-blanc, contenant de l'eau froide, de manière à amener à 15° la température de l'eau mère qui avait 25". Lorsque cette température a été atteinte, à l'aide de l'eau de lavage du thermomètre ayant servi à cette opération, j'ai rempli complètement le flacon, ayant soin de faire pénétrer convenablement le bouchon dans le goulot. J'ai retourné alors à plusieurs reprises le flacon sur lui-même pour mêler uniformément le peu d'eau ajoutée à l'eau mère, et après avoir débouché le flacon d'essai et enlevé le bouchon, j'ai appliqué le capuchon sur le goulot, pour servir de fermeture au flacon. Dans cet état, j'ai abandonné l'essai à lui-même, dans Vobscurité absolue, jusqu'à ce que l'eau mère fût devenue d'une limpidité parfaite, ce qui ne s'est réalisé qu'après une attente de deux jours et trois nuits.
Ayant amené de nouveau l'eau mère à 15% j'en ai prélevé, à l'aide d'un siphon, exactement un litre que j'ai reçu dans un vase à précipiter en verre de Bohême, de 1,200 c. c. de capacité, dont j'avais soigneusement déterminé le poids en me servant comme contrepoids d'un vase de même verre et de poids identique. Après avoir couvert d'un plan de verre le vase à précipiter, je l'ai descendu dans un cylindre de fer-blanc muni d'un couvercle
de même métal. Je reviendrai plus loin sur l'emploi que j'ai fait du litre d'eau mère prélevé.
Après avoir ajouté au flacon l'eau de lavage du siphon qui avait servi à soutirer le litre d'eau mère, j'ai procédé à la recherche du titre de l'eau mère restée dans le flacon d'essai. Je me suis assuré d'abord que l'eau mère ne produisait pas de zone opalescente par l'addition de cinq gouttes exploratrices de liqueur décime d'azotate d'argent; après avoir annihilé par l'addition de cinq gouttes de liqueur décime de chlorure de potassium les cinq gouttes de liqueur décime d'argent, on a ajouté, une seule fois, vingtdeux centimètres cubes de liqueur décime de chlorure de potassium qui y ont produit un trouble abondant.
Après une agitation d'une demi-heure et un repos subséquent suffisamment prolongé, l'eau mère limpide s'est troublée plus fortement par la liqueur décime de chlorure de potassium que par la liqueur décime d'azotate d'argent, ajoutées à volume égal à des volumes égaux d'eau mère. Il a fallu ajouter à l'eau mère, d'abord dix gouttes, ensuite cinq gouttes de liqueur décime de chlorure de potassium, pour l'amener à produire un trouble d'une égale intensité par l'emploi des deux liqueurs décimes.
L'eau mère restée dans le flacon d'essai a donc exigé vingt-deux centimètres cubes et quinze gouttes de liqueur décime de chlorure de potassium, soit vingt-deux centimètres cubes et six dixièmes.
cm3
La capacité du flacon étant, à 15°. 1527.800
Le volume du chlorure d'argent produit par 32^'^400 de métal étant 7.777
Il y avait donc initialement dans le flacon un volume d'eau
mère de . 1520.025
dont on a soustrait 1000.000
L'eau mère restée dans le flacon mesurait donc .... 520.023
qui ont exigé l'addition de vingt-deux centimètres cubes et six
dixièmes de liqueur décime de chlorure de potassium pour amener l'eau mère à produire un trouble d'une égale intensité par l'emploi des deux liqueurs décimes.
Les 1,520''"^025 auraient donc exigé 66.060
Les 1,000"'"^ de liquide soustrait doivent donc exiger . 45.460
S'il est vrai, ainsi que cela résulte de mes Recherches de statique chimique, que lorsque, dans un essai d'argent, l'eau mère ne se trouble pas par la liqueur décime d'argent, mais bien par la liqueur décime de chlorure, l'argent se trouve dans cette eau mère exclusivement à l'état d'azotate; le litre d'eau mère soustrait doit contenir 0^'^045 46 d'argent à l'état d'azotate.
Pour rechercher si tel est le cas, j'ai ajouté dans le litre d'eau mère prélevé et conservé à cet effet dans le vase à précipiter dont j'ai parléci-dessus, quarante -trois centimètres cubes et douze gouttes de liqueur décime d'acide bromhydrique. Cette liqueur décime avait été préparée avec tous les soins possibles, et vérifiée d'après la méthode indiquée dans mon mémoire sur la Détermination du rapport proportionnel entre l'argent et les bromures, pour s'assurer si, sous l'unité de volume, elle précipite la liqueur décime d'argent, sans laisser ni argent ni brome dans l'eau mère.
Après avoir opéré à l'aide d'une tige de verre le mélange des 45 centimètres cubes et douze gouttes de liqueur décime d'acide bromhydrique avec le litre d'eau mère contenue dans le vase à précipiter placé dans un cylindre de fer-blanc, muni d'un couvercle, et après avoir fermé le cylindre à l'aide de son couvercle, j'ai abandonné le liquide trouble à l'éclaircissement spontané. Cet éclaircissement a duré douze jours, k la température ordinaire, pour s'effectuer complètement. J'ai décanté alors le liquide limpide surnageant le bromure d'argent. Ce bromure était fortement adhérent aux parois du vase, et principalement au fond, qu'il tapissait en blanc. Ayant laissé égoutter autant que possible le liquide mouillant les parois,
j'ai procédé à l'aide de cinquante centimètres cubes d'eau pure glacée, lancée contre les parois, au lavage du vase et du bromure. L'eau de lavage s'étant troublée par du bromure en suspension, elle a été abandonnée à elle-même jusqu'au lendemain dans le vase incliné à 45°, placé dans une armoire en métail. Étant alors devenue limpide, je l'ai décantée et remplacée par un volume égal d'eau pure, glacée, lancée encore sur les parois du vase. Le surlendemain seulement, la seconde eau de lavage est devenue limpide; je l'ai décantée alors et recueillie pour être examinée avec la première eau. Après avoir laissé sécher le vase à la température ordinaire, dans l'armoire en métal, je l'ai porté dans une éluve chauffée à d25°, puis je l'ai abandonné au refroidissement dans un meuble en bois, supportant la cage de la balance, et je l'ai pesé, après six heures de refroidissement, dans les mêmes conditions qu'en premier lieu. Son poids étant déterminé, j'ai dissous le bromure d'argent adhérent, qui était devenu jaune, dans une solution diluée de cyanure de potassium. J'ai lavé ensuite le vase à l'eau pure. Après l'avoir abandonné à une dessiccation lente, je l'ai porté à 125°; puis je l'ai laissé se refroidir dans le meuble supportant la balance et, le lendemain, je l'ai pesé une troisième fois.
Voici les résultats de ces pesées, de l'exactitude desquelles je puis répondre à ^ O^'^OOO 15 :
gr
Poids du vase à précipiter avant 161.519 70
Poids du vase avec le bromure 161.594 60
Poids du vase sans le bromure 161.519 60
D'où le poids du bromure 0.075 00
Contenant argent 0.045 02
D'après l'essai du titre de l'eau mère, le poids du bromure
devait être 0.075 65
Contenant argent 0.045 46
Enliii, j'ai soumis l'eau mère dont le bromure d'argent s'est déposé, et les eaux de lavage du vase et du bromure, à l'examen suivant :
Eau mère. — 50 centimètres cubes de l'eau mère introduits dans un vase cylindrique de 5 centimètres de diamètre, ayant reçu cinq gouttes exploratrices de liqueur décime d'azotate d'argent, ont produit, après une attente de sept minutes, une zone opalescente d'une faiblesse extrême. Après avoir mélangé les gouttes exploratrices restées à la surface, le liquide s'est montré manifestement trouble.
50 centimètres cubes de l'eau mère introduits dans un vase cylindrique de 5 centimètres de diamètre, ayant reçu cinq gouttes exploratrices de liqueur décime d'acide bromhydrique, n'ont produit aucune zone opalescente après une attente de quarante-cinq minutes. Après avoir mélangé les gouttes exploratrices restées à la surface, le liquide s'est montré aussi limpide que le même volume d'eau mère, examiné dans un cylindre de mêmes dimensions. Ayant saturé l'efiu mère par de l'acide sulfhydrique, elle est restée absolument incolore, mais elle a blanchi par l'oxydation de l'acide sulfhydrique à l'air.
L'eau mère ne renferme donc pas de trace appréciable d'argent, elle contient des traces d'acide bromhydrique, peut-être de l'acide chJorhydrique.
J'ai essayé de doser l'acide bromhydrique et de rechercher l'existence de l'acide chlorhydrique.
A cet effet, j'ai préparé, dans un flacon d'essai de 750 centimètres cubes de capacité, du bromure d'argent pur, en dissolvant 5 grammes d'argent dans l'acide azotique, en précipitant l'azotate par de la liqueur normale d'acide bromhydrique en léger excès et en lavant dans l'obscurité absolue le précipité de bromure d'argent jusqu'à ce que l'eau de lavage ne se troublât plus par la liqueur décime d'azotate d'argent.
J'ai versé sur le bromure d'argent ainsi lavé cinq cents centimètres cubes de T. m. 33
l'eau mère décantée ; après un repos convenable et l'éclaircissement complet du liquide, j'ai répandu à sa surface cinq gouttes de liqueur décime d'azotate d'argent qui, au bout de neuf minutes, y ont produit une zone opalescente sensible, mais d'une faiblesse extrême.
On a soumis à l'essai une douce agitation pendant une demi-heure, et on l'a abandonné ensuite au repos pendant deux heures.
L'eau mère a reçu deux gouttes de liqueur décime d'azotate d'argent, lesquelles ont produit, au bout de quinze minutes, une zone opalescente tellement faible qu'elle était incontestablement à la limite de la visibilité
Après l'éclaircissement par l'agitation suivie d'un long repos, l'eau mère n'a plus donné de zone opalescente par l'addition de deux gouttes de liqueur décime d'azotate d'argent et une attente de vinq-cinq minutes. Ayant remué le liquide pour y répandre l'argent et ayant fait tomber à sa surface deux gouttes de liqueur décime d'acide bromhydrique, l'essai a laissé apercevoir, après sept minutes d'attente, une zone opalescente d'une faiblesse extrême, mais sur l'existence de laquelle le doute était impossible.
On a agité un instant l'essai et on l'a abandonné ensuite pendant vingtquatre heures à lui-même dans l'obscurité absolue. Au bout de ce temps, on a prélevé de l'eau mère, qui était d'une limpidité parfaite, et on a introduit 50 centimètres cubes dans un vase cylindrique et 50 centimètres cubes dans un second vase cylindrique. A la surface du liquide de l'un des vases, on a répandu une goutte de liqueur décime d'azotate d'argent et à la surface du liquide de l'autre vase on a répandu une goutte de liqueur décime d'acide bromhydrique. Après une attente de trente minutes, il ne s'est produit de zone opalescente ni dans l'un ni dans l'autre liquide d'essai.
La recherche du brome par l'argent et la recherche de l'argent par le brome pouvant se faire par une goutte de liqueur décime d'une dilution double de celle dont je me suis servi, il en résulte que l'essai est terminé et que les 500 centimètres cubes d'eau mère contiennent une quantité d'acide brom-
hydrique représentée par sept gouttes de liqueur décime, soit par 0*^*^00028 d'argent, et ne renfermant pas de l'acide chlor hydrique. En effet, s'il y avait eu une quantité appréciable de cet acide, la liqueur décime d'argent aurait dû troubler l'eau mère, car l'acide bromhydrique, en précipitant du chlorure d'argent dissous, met de l'acide chlorhydrique en liberté.
Le litre d'eau mère décantée du bromure d'argent contient donc une quantité d'acide bromhydrique représentée par 0^'"00056 d'argent.
Eaux de lavage du vase cylindrique et du bromure d'argem. — Les eaux de lavage ne se sont troublées ni par la liqueur décime d'azotate d'argent, ni par la liqueur décime d'acide bromhydrique; par leur saturation par Tacide sulfhydrique, elles sont restées absolument incolores.
// est donc prouvé avec certitude qu après la double décomposition opérée entre des poids d'argent et de chlorure de potassium, calculés conformément d rhijpothèse de Prout, il reste de l'argent d l'état d'azotate dans ieau mère, au sein de laquelle la double décomposition s'est accomplie.
Dans l'expérience que je viens de décrire en détail, la quantité d'argent resiée libre s'élève :
A. D'après le titre trouvé aux 520/1520 de l'eau mère, à . 0.06606
B. D'après le poids du bromure d'argent fourni par
1000/1520 de l'eau mère, à. 0.86539
soit 1/500 du poids de l'argent employé.
Le rapport proportionnel entre l'argent et le chlorure de potassium du chlorate est :
D'après A :: 100.000 : 69.1225 D'après B : : 100.000 : 69.1211
En résumant les données qui précèdent, on arrive aux résultats consignés dans le tableau suivant :
Première série de déterminations du rapport proportionnel entre Vargent et le chlorure
de potassium.
NUMKROS
d'ordre.