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O.O^HO

11 résulte de ces analyses que l'alliage contient en moyenne 10. 1444 d'iridium p. c, avec un écart moyen de 0.000175 et un écart des extrêmes de 0.000350. Nous croyons devoir attribuer ces différences, très insignifiantes d'ailleurs, à des erreurs d'analyse, quoique nous admettions cependant qu'il existe une difficulté extrême à réaliser une homogénéité absolue d'un alliage préparé en grand. En admettant 10.1444 d'iridium p. c. d'alliage, on trouve que le platine et l'iridium y sont contenus dans le rapport de 9,000 de platine à i,018 d'iridium. Ayant fixé la tolérance de ce rapport à 0.0025, nous devons conclure que la composition du platine iridié de notre règle en X type est comprise strictement dans la limite de tolérance convenue entre M. Matthey el nous.

. En examinant le contenu de l'alliage, en fer, en ruthénium et en rhodium, nous constatons avec une vive satisfaction que la quantité de ces trois métaux est de beaucoup au-dessous des tolérances fixées par nous. En ce qui concerne le fer, ce contenu est dans l'alliage de la règle 58/100 et dans l'alliage des cylindres 25/100 de la limite de la tolérance de 1/1000, cl, pour le ruthénium et le rhodium, ce contenu n'atteint que 20/100 des tolérances fixées. Nous n'hésitons pas à le dire, il est difficile de se figurer qu'il soit possible d'atteindre dans un atelier un tel état de pureté pour des

(Ij Extrait dû Registre (XVlil, p. o7) «lu laboratoiie de M. H. Saint.' l'Iairc Ii.vill.' a 1 Iv.olo normale supcricure. (i) Plnlinc doteriniiié pi.r ditTcrem.e.

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métaux de celte nature, surtout lorsqu'il s'agit de soumettre l'alliage à des actions mécaniques qui l'exposent à s'emparer du fer des appareils.

Nous ferons remarquer que les copeaux du rabotage renferment à peu près le double du fer des tournures des cylindres. Ce fait est d'accord avec ce que nous avons observé dans notre travail sur les types.

Ainsi, sous tous les rapports, l'alliage de la règle est conforme aux conditions convenues, et nous sommes heureux de pouvoir dire que M. Matthey a rempli ses engagements avec un succès qui dépasse toutes les espérances.

Nous pourrions terminer ici notre rapport et nous borner à demander au comité de décider dans quelles conditions s'effectuera le tracé de la règle que M. Matthey a envoyée à MM. Hrunner pour le finissage; mais nous avons encore deux autres points à traiter, excessivement importants au point de vue de l'exécution des règles en X et de la fonte de l'alliage.

° . 1)E l'aLTÉUATION qu'éprouve le PLATliVE UUDIÉ PUR PAR l'ÉTIRAGE AU TRAVERS DE FILIÈRES d'aCIER.

Après avoir confectionné une règle en X par voie de rabotage et avoir cpnstatéles difficultés que présente ce mode d'exécution, M. Matthey fitj d'après le conseil de l'un de nous, l'essai consistant à combiner l'étirage avec le rabotage. A cet effet, M. Matthey confectionna par voie d'étirage deux moitiés d'une règle en X, ayant des épaisseurs suffisantes pour être réduites ensuite, par le rabotage, aux dimensions de la règle. Ces deux moitiés furent soudées autogéniquement par le milieu. L'opération réussit parfaitement. La règle fut mise sur la machine à raboter et amenée aux dimensions voulues. Lorsque le rabotage fut terminé, on s'aperçut que l|p plan destiné à recevoir les traits limitatifs et les traits auxiliaires du mètre présentait un grand nombre de raies longitudinales, dans le sens de l'étirage; de plus, le milieu du plan correspondant aux parties soudées ensemble offrait une ligne d'un noir bleuâtre dans laquelle on remarquait

même urie fissure. M. Matlhey nous ayant expédié la règle, nous consta-' tànies que la coloration noir bleuâtre de la ligne était due à de Toxyde ferroso-ferrique. En effet, cette coloration a disparu en grande partie par l'action d'un mélange d'acides chlorhydrique et iodhydrique, avec produc* lion de chlorure ferreux. Les fissures s'étaient ainsi élargies.

Le procédé de l'étirage suivi du rabotage était donc inapplicable, et la règle dut être rebutée. Mais, pour tout dire, l'essai eut un autre résultat fort fâcheux et qui a occasionné non seulement des pertes d'argent, mais des perles de temps.

L'alliage de la règle et les copeaux de rabotage avaient donc pris du fer lors de l'étirage. Dans l'espoir d'enlever ce fer, M. Matlhey eut recours à l'action du bisulfate de potasse, qui réussit si merveilleusement à priver lefe copeaux de rabotage du fer qu'ils ont pris pendant cette opération. Après ce décapage énergique, il refondit de nouveau tout l*alliage qui étùit destiné à la confection dé trois règles et de trois kilogrammes. Après la refonte, M. Matthey nous envoya trois échantillons sous la forme dé cylindres et du poids de 1,200 grammes environ chacun. Nous avions soumis à l'analyse l'alliage avant d'avoir subi l'opération de l'étirage. Il contenait, d'après l'analyse de l'un de nous, 0.00072, et, d'après l'analyse de l'autre, 0,00078 de fer. L'alliage étiré, décapé et refondu contenait 0.00200 de fer, c'est-à-dire une quantité triple, et cependant, lors de la refonte, M. Matthey l'avait soumis à un affinage tellement énergique, qui le creuset de chaux dans lequel l'opération avait été exécutée était complètement noirci et corrodé par le ferrite de chaux qui s'était produit.

Le contenu en fer, double de la tolérance fixée par nous, rendit remploi de l'alliage impossible pour la confection de règles et de kilogrammes, él M. Matlhey fut donc forcé de recommencer la purification des métaux, ce qui occasionna un long relard.

Les résultais que nous venons d'exposer confirment ceux que nous avons signalés dans notre travail sur les types, et prouvent d'une manière indis-

culable que l'opëralion de l'étirage introduit des quantités notables de fer dans le platine iridié et qu'on ne peut pas recourir à ce mode d'exécution de règles en X lorsqu'on veut conserver intacte la pureté initiale de l'alliage. L'étirage expose le fabricant à dépasser la limite de tolérance fixée pour le fer et rend impossible la régénération des copeaux et leur réemploi pour des fontes nouvelles.

DE LA POSSIBILITÉ d' ATTEINDRE PAR DES PETITES FONTES A l'iDENTITÉ DE COMPOSITION DU PLATINE IRIDIÉ.

La commission internationale de 1872 a décidé qu'on fabriquera les règles avec le lingot provenant d'une coulée unique, que la matière du kilogramme international sera la même que celle du mètre international, et qu'elle sera fondue et coulée en un seul cylindre. L'an dernier, M. Matllicy et son associé, M. Sellon, nous ont déclaré qu'ils sont en état d'opérer une fonte en platine iridié sur un poids de 250 ii 500 kilogrammes. En se disant prêt à en prendre l'engagement, M. Mallhey nous a fait remarquer qu'il ne voyait pas de motif de compliquer l'opération de la fonte par cette difficulté. Ayant exprimé nos doutes sur le fondement de celte opinion, M. Mallhey a pris le parti de résoudre la question par l'expérience.

Il a fait trois fontes successives: la première et la deuxième avec le même platine et le môme iridium; la troisième avec un autre platine, celui que nous avons désigné plus haut par la leltre B, et le même iridium. L'exposé dans lequel nous venons d'entrer se rapporte à la première fonte. 11 nous reste à faire connaître les résultats constatés pour la deuxième et la troisième fonte.

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