AU ROI
D*un sang à regret répandu :
Instruite que tu dois tes âmes Au sort du monde, à ses alarmes, Aux égards d'un auguste amonr.
Sa fidélité s'intéresse A cette héroïque tendresse Qui forge ton glaive eji ce jour.
Moins sensible aux conquêtes Tastcs Qu'à l'heureux sort de tes sujets, Tu faisais écrire tes &stes Par la main seide de la Paix ; Mais le Souverain des armées Yeut que tes mains plus renommées De lauriers chargent ses autels.
Prends la foudre, et montre à la terre Que ton cœur n'épargnait la guerre Que pour épargner les mortels.
Quels plus équitables trophées Que ceux que Ta dresser ton bras Sur les discordes étouffées > , Sur un reste de cœurs ingrats !
I La Pologne.
Al' ROI, .?ïo« arun s'tmoical à sa siiirc, El jusqu'aux chars piraiilsilii Krxilu' Porleul la roix de noire amuur.
Toi, que la SuèJi' «imiii cli'iin^ >, Si qui>Ii|uo loiii laiirlw \es loort'i, Oiubn.', qiie la Yistiili- adniiir.
Que lie rcviens-iu sur sus bords ?
Ton aspect domplant la fiiric Dans les antni de Ribéric Replongerait leurs b«l)iiaiits :
Mail landis qur je te rapi>elli-, Slanislas daii» l'omlirc clcmclti' A prm|iité ri's Tilaiis.
H règne. Afiilc Renommée .
J'entends lalriam]ilinnle voix i La ReLellion df'samii'e Tombe, et se range sous ses lois.
Que la Impie s'aniantisic !
I)is«[>e, ctiesie Justin-.
t<n butâme di- roTuiitc; Assure A son unique matlrv ,
I tbarlis XII.
Nobte compagne de» disgrâce* El des splendeurs d'un tendre ipoos, Les deiu l'appellent sur ses inces, Ta partager des jours plus doux:
Ton goAt, (es vertus révérées.
Tes grâces, paraient noscoutrées; Tu vas emporter nos regrets.
Heoieux , en perdant ta présence.
Que l'Esther qu'adore la France Te retrace dans ses attraits '.
Ainû des rois ton iibm suprême ,
En défendant leur diadème Tu relèves l'éclat du tien.
Où sont ces tivaux indomplaUes Qui bravaient tes vœux équilablesP Qu'ils paraissent i nos regards 1 Hais quoi ! leurs cohortes craintives Ont déjà déserté teut« rives , El tu r^nes sur leurs remparts.
I>outaient-ils donc que oe tautare