‹ Œuvres complètesChapitre 1 sur 73 · AU ROI · texte numérisé non relu

AU ROI

D*un sang à regret répandu :

Instruite que tu dois tes âmes Au sort du monde, à ses alarmes, Aux égards d'un auguste amonr.

Sa fidélité s'intéresse A cette héroïque tendresse Qui forge ton glaive eji ce jour.

Moins sensible aux conquêtes Tastcs Qu'à l'heureux sort de tes sujets, Tu faisais écrire tes &stes Par la main seide de la Paix ; Mais le Souverain des armées Yeut que tes mains plus renommées De lauriers chargent ses autels.

Prends la foudre, et montre à la terre Que ton cœur n'épargnait la guerre Que pour épargner les mortels.

Quels plus équitables trophées Que ceux que Ta dresser ton bras Sur les discordes étouffées > , Sur un reste de cœurs ingrats !

I La Pologne.

Al' ROI, .?ïo« arun s'tmoical à sa siiirc, El jusqu'aux chars piraiilsilii Krxilu' Porleul la roix de noire amuur.

Toi, que la SuèJi' «imiii cli'iin^ >, Si qui>Ii|uo loiii laiirlw \es loort'i, Oiubn.', qiie la Yistiili- adniiir.

Que lie rcviens-iu sur sus bords ?

Ton aspect domplant la fiiric Dans les antni de Ribéric Replongerait leurs b«l)iiaiits :

Mail landis qur je te rapi>elli-, Slanislas daii» l'omlirc clcmclti' A prm|iité ri's Tilaiis.

H règne. Afiilc Renommée .

J'entends lalriam]ilinnle voix i La ReLellion df'samii'e Tombe, et se range sous ses lois.

Que la Impie s'aniantisic !

I)is«[>e, ctiesie Justin-.

t<n butâme di- roTuiitc; Assure A son unique matlrv ,

I tbarlis XII.

Nobte compagne de» disgrâce* El des splendeurs d'un tendre ipoos, Les deiu l'appellent sur ses inces, Ta partager des jours plus doux:

Ton goAt, (es vertus révérées.

Tes grâces, paraient noscoutrées; Tu vas emporter nos regrets.

Heoieux , en perdant ta présence.

Que l'Esther qu'adore la France Te retrace dans ses attraits '.

Ainû des rois ton iibm suprême ,

En défendant leur diadème Tu relèves l'éclat du tien.

Où sont ces tivaux indomplaUes Qui bravaient tes vœux équilablesP Qu'ils paraissent i nos regards 1 Hais quoi ! leurs cohortes craintives Ont déjà déserté teut« rives , El tu r^nes sur leurs remparts.

I>outaient-ils donc que oe tautare

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