‹ Œuvres complètesChapitre 20 sur 73 · TITYRE · texte numérisé non relu

TITYRE

Un Dieu , cher Mélibée, appui de ma faiblesse,

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Accorde ces loisirs aux jours de ma vieillesse : Oui, je mets ce héros au rang des immortels; Le sang de mes agneaux rougira ses autels.

Si mon troupeau tranquille errceucor sur ces rives Quand le sort en bannit vos brebis fugitives, Tandis qu'un vaste effroi trouble nos champs déserts , Si dans un doux repos je chante encor des airs, Berger, c'est un bienfait de ce dieu secourable; C'est à lui que je dois ce destin favorable.

MBLIBÉE.

Parmi tant dç malheurs et de troubles affreux, Que je suis étonné de trouver un heureux !

Je suis traînant à peine, en cet exil funeste , De mes. nombreux troupeaux le déplorable reste; Cette Jriste brebis , Tespoir de mon troupeau , Dans sa fuite a perdu sou languissant agneau : Déjà dans ma douleur j-'ai brisé ma musette : Pourquoi te tiens-je encore, inutile houlette? Hélas I souvent le ciel, irrité contre nous.

Par des signes trop sûrs m'annonçait son courroux ! Trois fois ( il m'en dbuvient ) dans la forêt prochaine Le tonnerre a, mes yeux est tombé sur un chêne; De sinistres oiseaux, par de lugubres chants, Trois fois m'ont annoncé la perte de nos champs. Mais pourquoi rappeler ces douloureux présages?...

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TITTRE. 91

Berger, quel est ce dieu qui reçoit vos hommages?

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