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bonne heure; mais, i^ je n'avais jamais < de faire ce qu'ils appellent un discours, < à leur façon et portant leur uniforme ; 9 au genre académique, si dans une asseml blique de Tacadémie française parler pou fense de la langue de la nation n'est point une fonction bien littéralement académie raisonneurs ont raison; enfin, pour leur tout gain de cause sur le ton naturel et sin: j'ai ridiculement préféré , si la forme senU de ces discours qui glacent, si Temphase c qui empâte d'un égal ennui le riche parle pauvre auditoire, si l'importance qui endo réellement bonnes à quelque chose pour '. l'amusement, et la santé des bonnes gens qp tent, je passe toute condamnation. Au reste pas fort étonnant qu'un triste provincial , vage de Picardie, enseveli depuis près de années dans ses bois, n'en sache pas davani Paris et sur la couleur actuelle du tempj fallait pas le tirer de ses choux si Ton ne pas lui laisser son franc-parler. Quoi qu'il < il finut savoir se résigner au sort commun tromperait beaucoup en attachant quelque tance et en croyant quelque durée à ces 1
igilives , peunles ou légères , si pronées d'itance, fêlées en naissant par les parenra de luuvragc, 1 immortelles pour un momeot.
Eh 1 qu'importe qu'où daigne lire
On qu'on laisse là de râlé
Cet écrit bnit, non brillante,
Où, pour tout mérite , respire
Crlte agreste uaireté
D'un bon ermite en liberté.
Dans la franchise qu'il inspire
lï'eslimant que la vérité.
Et neparlantquepourladireî
Quand tout est rempli, tourmenté
De l'incurable ardeur d'écrire.
De l'épidémiqiie délire
D'iule mince célébrité :
Dans cette belle quantité
D'essais , de prospectus , d'épreuves ,
De rêves de toute beauté ,
D'e^riti toute extrémité,
Et de nouveautés presque neuvel;
Dans ces jours de création,
llti tant d'incroyables brochures
Offrent des plana (le tout jargon.
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Des projets de toutes figures, Et TeDuui par souscription ; Dans ce bruyant torrent qui roulé, Qu^importe que le tourbillon Enveloppe, entraine un chi£fon De plus ou de moins dans la foule ?
D'ailleurs pardon, si du moment Négligeant assez librement Et le costume et la nuance , Au lieu d*écrire sombrement Du ton doctoral et charmant De la moderne suffisance, J*ai fait parler tout bonnement , Ensemble et sans air d'importance * La raison et Tamusement.
Je sais que Factuel usage N'est pas de penser gaiement , Grâce au sophistique ramage.
Qui, nous enchantant tristement.
Substitue agréablement L'esprit frondeur, sec, et sauvage.
Au national agrément.
Et les ronces du persiflage Aux guiriandes de Tenjoûment.
L'aigre et vague raisonnement,
DE GKESSET. 3Î7
Haranguaat, ennuyant notre tge, L'eodort sentencieuiemeut Au rouet de sou verbiage.
On noua mande dans nos hameaux Les progrès lugubrement beaux De celte étraugère manie Qui , déployant de noirs Haeaux, El dei cyprès, et des pavots.
Sur les roses de la patrie, Remplit nos écrits, nos propos.
Et nos modes enchanleressea, D'urnes, de lampes, de tombeaux.
Et de semblables gentilleues.
Malgré ce nuage et ce godt De productions vapoieuses, Qui pour un temps fout prendre à tous La couleur noire et les pleureuses , Nous autres Imna provinciaui , Qui ne saTous qu'être sincèm, Et qui ne nous conduisons guères Par la fureur d'être nouveau* , Fnoi^ comme l'étaient nos pères Dans les jours calmes et prospwes De la docile loyauté , D'aucun ton làctice, e
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Nous u'éprouvons la fantaisie , Et nous prenons la liberté De penser avec bonhomie Qu'il vaut bien mieux pour la santé Suivre dans sa route fleurie La'bonne gauloise gaité.
Sans fraudes , sans anglomanie , Sans affiche de gravité, Que de se rembrunir la vie , ^' Et de risquer la léthargie , Les vapeurs , et la surdité , Parmi cette monotonie De petite sublimité.
Trop ennuyeuse, en vérité , Pour une mode, une folie.
Heureusement ce ton rhéteur , .
Toute cette triste livrée De pédanterie et d'humeur, Touche au terme de sa durée.
L^époque d'un nouveau bonheur.
Ouvrant , de la voûte éthérée.
Le cours radieux et serein De Tallégresse désirée.
Répand la fraîcheur du matin Sur la France régénérée,
Et du plus paisible destin Nous trace l'augnre certain Dans la bieutaisauce assurée D'uD jeune ettirillant souvcraîu.
D'une jeune reine adorée.
Sur tous leurs pas jonchés de fleurs La gaité Iruii^ise et les Grâces Vont, par leurs rayons enchanteurs , De tous les soiieii deslrucleurs EHàcer jusqu'aux moindres traces.
Les penseurs noirs, les raisonneurs.
Les gens à phrases , les froudeurs , Et tous les ennuyeux célèbres.
Rentrent dans leur desCÎQ obscur; Ainsi que les oiseaux fuoèbns.
Dès que s'onsre un del frais et pur Rayonnant de pourpre et d'azur , Se replongent dans leurs ténèbres.