‹ Œuvres complètes (volume 4)Chapitre 108 sur 146 · Bossuet · texte numérisé non relu

Bossuet

I)K L'ACADÉMIE K U A Xr.OI S I< . 261

})Ostéritr, un Père de l'Église. Que n'est-il point? Nommez, messieurs, une vertu qui ne soit pas la sienne.

Toucherai-je aussi votre dernier choix, si digne de vous^ ? Quelles choses vous furent dites dans la place où je me trouve! Je m'en souviens; et après ce que vous avez entendu, comment osé-je parler? couiment daignez- \ous m'entendre ? Avouons- le, on sent la force et l'ascendant de ce rare esprit, soit qu'il prêche de génie et sans préparation, soit qu'il prononce un discours étudié et oratoire, soit qu'il explique ses pensées dans lu conversation : toujours maître de l'oreille et du cœur de ceux qui l'écoutent, il ne leur permet" pas d'envier ni tant d'élévation, ni tant de facilité, de délicatesse, de politesse. On est assez heureux de l'entendre, de sentir ce qu'il dit, et comme il le dit; on doit être content de soi, si l'on emporte ses réllexions et si l'on en profite. Quelle grande acquisition avez-vous faite en cet homme illustre ! A qui m'associez-vous!

Je voudrois, messieurs, moins pressé par le temps et par les bienséances qui mettent des bornes à ce discours, pouvoir louer chacun de ceux qui composent cette Académie par des endroits encore plus marqués et par de plus vives expressions. Toutes les sortes de talents que l'on voit répandus parmi les hommes se trouvent partagés entre vous. Veut-on de diserts orateurs qui aient semé dans la chaire toutes les fleurs de l'éloquence, qui, avec une saine morale, aient employé tous les tours et toutes les finesses de la langue, qui plaisent par un beau choix de paroles, qui fassent aimer les solennités, les temples, qui y fassent

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