‹ Œuvres complètes (volume 4)Chapitre 91 sur 146 · DE T 11 KO I' 11 HAST E · texte numérisé non relu

DE T 11 KO I' 11 HAST E

accompli W\ aime à se faire suivre par un More " -. S'il fait un payement, il affecte que ce soit dans une monnoie toute neuve, et qui ne vienne que d'être frappée '\ Après qu'il a immolé un bœuf devant quelque auteU il se fait réserver la peau du front de cet animal, il l'orne de rubans et de Heurs, et l'attache à l'endroit de sa maison le plus exposé à la vue de ceux qui passent, afm que personne du peuple n'ignore qu'il a sacrifu'' un l)(i'uf. Une autre fois, au retour d'une cavalcade qu'il aura faite avec d'autres citoyens, il renvoie chez soi par un valet tout son équipage, et ne garde qu'une riche robe dont il est habillé, et qu'il traîne le reste du jour dans la place publique. S'il lui meurt un petit chien, il l'enterre, lui dresse une épitaphe '' avec ces mots : // étoit de race de Malte *. Il consacre un anneau à Esculape, qu'il use à force d'y pendre des couronnes de fleurs. Il se parfume tous les jours\ Il remplit avec un grand faste tout le temps de sa magistrature ; et, sortant de charge, il rend compte au peuple avec ostentation des sacrifices qu'il a faits, comme du nombre et de la cpudité

•' On lit Maure, dans los sept premières éditions; More, dans la S*" et la 9-.

'' Dans les quatre premières éditions, on lit : « un épitaphe. «

1. Le peuple d'Athènes, ou les persunnes plus modestes, se conte ntoient d'assembler leurs parents, de couper en leur présence les cheveux de leur fils parvenu à l'âge do puberté, et de les consacrer ensuite à Hercule ou à quelque autre divinité qui uvoit un temple dans la ville. (Ao/e de La Bruyère.)

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