‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 102 sur 563 · UN GARDE · texte numérisé non relu

UN GARDE

De sa prison, madame, il vient d'être tiré; Et vous, dans cet asyle on vous retient captive.

LÉONIDE

Malheureuse ! à mon fils on veut que je survive ! A-t-on brisé ses fers?

LE GARDE

Il était enchaîné.

LÉONIDE

Et son père à la mort l'aurait abandonné !

Cher enfant , c'en est fait , l'on te mène au supplice.

De ce lâche forfait tout un peuple est complice;

Et ce sénat féroce a voulu l'achever,

Avant que de ses mains on nous vînt enlever.

Cruels! s'il en est temps, épargnez l'innocence.

A votre défenseur mon fils doit la naissance.

Pour vous, dans les combats, laissez couler son sana.

Théâtre. I. 9

i3o ARISTOMENE.

Tournez sur moi vos coups. Frappez. Voilà mon flanr» Mon (ils est innocent. Mon (ils a dû me suivre. J'ai tout fait. A la mort la coupable se livre. Viens, mon (ils. An .supplice empressée à m'offrir, Je ne veux que te voir, t'embrasser et mourir.

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