‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 233 sur 563 · NU M I TOR · texte numérisé non relu

NU M I TOR

Ah! pardonne une injuste rigueur.

N'imite pas ton père , et ne sois point barbare. Il mourra de douleur.

A G EN OR

La douleur vous égare.

Ce sacrifice affreux ne fut point consommé.

•T'abandonnai ma fille, et j'en étais aimé! Elle pressait mes mains de sa bouche glacée ! Je l'ai vue à mes pieds et je l'ai repoiissée ! De ses yeux suppliants j'ai détourné mes yeux! Je n'ai pas voulu même entendre ses adieux.

ILIE.

Votre fille respire , et vient briser vos chaînes.

NUMITOR, à Âgcnor.

Je me meurs. Tout mon sang s'est glacé dans mes veines. Tiens , regarde !

ACÉNO R.

Oui , seigneur. Vous n'êtes plus trompé. Ce n'est plus cette erreur dont vous étiez frappé. Ilie est à vos pieds.

NUMITOR.

Serait- il vrai?

ILIE.

Mon père !

Vous vivez ! vous m'aimez.

NUMITOR.

O ciel ! dans ta colère Tu l'as donc épargnée !

oç)!i ' NUMITOR.

Ah ! crurl rnvprs vous , Il a frappé mon cœur des plus sensibles coups.

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