NU M I TOR
Ah! pardonne une injuste rigueur.
N'imite pas ton père , et ne sois point barbare. Il mourra de douleur.
A G EN OR
La douleur vous égare.
Ce sacrifice affreux ne fut point consommé.
•T'abandonnai ma fille, et j'en étais aimé! Elle pressait mes mains de sa bouche glacée ! Je l'ai vue à mes pieds et je l'ai repoiissée ! De ses yeux suppliants j'ai détourné mes yeux! Je n'ai pas voulu même entendre ses adieux.
ILIE.
Votre fille respire , et vient briser vos chaînes.
NUMITOR, à Âgcnor.
Je me meurs. Tout mon sang s'est glacé dans mes veines. Tiens , regarde !
ACÉNO R.
Oui , seigneur. Vous n'êtes plus trompé. Ce n'est plus cette erreur dont vous étiez frappé. Ilie est à vos pieds.
NUMITOR.
Serait- il vrai?
ILIE.
Mon père !
Vous vivez ! vous m'aimez.
NUMITOR.
O ciel ! dans ta colère Tu l'as donc épargnée !
oç)!i ' NUMITOR.
Ah ! crurl rnvprs vous , Il a frappé mon cœur des plus sensibles coups.