‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 264 sur 563 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

ROMULUS, AMULIUS, ILIE.

ROMULUS

Venez , venez , madame.

ILIE.

Ah ! tu me vois tremblante, (à Àmulius.') Cruel ! que venez-vous d'ordonner à Pallante ? Il m'a voulu contraindre à le suivre aux autels. A mon père, dit-il, mes refus sont mortels, Et puisqu'au désespoir je veux qu'il s'abandonne , Ce qu'on attend de lui n'a plus rien qui l'étonné. A ces mots, que termine un regard menaçant. Vers le temple de Mars il marche en frémissant.

AMULIUS.

J'y vole.

ROMULUS

Et je vous suis.

3a6 NUMITOR.

SCÈjVE VIII.

T L I K , \ru/e.

Ah ! ce moment terrible Kst marqué dans mon rœnr par un pn'safjc horrible. On «brait qu'au siii)])li« i' un <beu nous a traîru's. Tous ces événements l'un à l'autre enchaînés. Ces vengeances du ciel si long-temps suspendues, Sur nos affreux destins ces clartés répandues, Ce lieu même, où le sort nous a tous rassemblés, Impriment l'épouvante à mes sens accablés. Quai-je donc fait au ciel, qui, depuis ma naissance, Semble avoir attaché l'opprobre à l'innocence? Poursuit-il la faiblesse avec tant de fureur? Quoi ! vingt ans de tourments pour punir une erreur! Mon courage y succojube.

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