DIDON, ÉLISE
DI D ON
iVon , ce n'est plus pour iiioi . c'est pour lui que je crains.
Elise, il est sensible; il me sera fidèle.
Le parjure est trop vil pour une ame si belle ;
Et nos coeurs sont liés par les nœuds les plus saints.
Les dieux ont pu vouloir le ravir à mes larmes;
Je fléchirai les dieux : ils plaindront deux amants.
N'ont-ils pas reçu nos serments?
N'ont-ils pas de l'amour ressenti les alarmes?
Ils seront touchés de mes pleurs; Et mon empire et moi protégés par ses armes ,
Nous oublîrons tous nos malheurs.
AIR
Hélas! pour nous il s'expose; Et c'est moi qui suis la cause Des dangers qu'il va courir.
Dieux ! si la main d'un barbare !...
Je me trouble , je m'égare , D'effroi je me sens mourir.