‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 291 sur 563 · DIDON, ÉLISE · texte numérisé non relu

DIDON, ÉLISE

DI D ON

iVon , ce n'est plus pour iiioi . c'est pour lui que je crains.

Elise, il est sensible; il me sera fidèle.

Le parjure est trop vil pour une ame si belle ;

Et nos coeurs sont liés par les nœuds les plus saints.

Les dieux ont pu vouloir le ravir à mes larmes;

Je fléchirai les dieux : ils plaindront deux amants.

N'ont-ils pas reçu nos serments?

N'ont-ils pas de l'amour ressenti les alarmes?

Ils seront touchés de mes pleurs; Et mon empire et moi protégés par ses armes ,

Nous oublîrons tous nos malheurs.

AIR

Hélas! pour nous il s'expose; Et c'est moi qui suis la cause Des dangers qu'il va courir.

Dieux ! si la main d'un barbare !...

Je me trouble , je m'égare , D'effroi je me sens mourir.

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