CHOEUR DES PRÊTRES
Appaisez-vous , mânes terribles, Mânes irrités d'un héros.
Dieu de l'oubli, dieu du repos, Rends à Didon des jours paisibles; Répands sur elle ces pavots Qui des cœurs gémissants calment les soins pénibles. ( Sur la fin du chœur, Didon reçoit des mains de ses femmes les dépouilles et les armes d'Enée , les place sur le bûcher, et y monte elle-même. ) D I D o N , sur le bûcher.
Toi , que j'ai tant aimé , qui m'as fait tant souffrir.
Hélas ! que n'avais-je à t'offrir Cet empire éclatant où le destin t'appelle ! Pardonne à ma douleur cruelle Les vœux insensés que j'ai faits.
Dieux ! oubliez-les à jamais.
( Elle se frappe de Vépée d^Enée. ) (Élise et Phénice montent sur le bûcher, et soutiennent dans leurs bras Didon mourante.^
C H OE U R
O ciel ! ô reine infortunée !
O jour de douleur et d'effroi !