ACTE II, SCÈNE II. 4ti
SANDER
Dans la misère Nous voilà retombés.
Mon père , Vous n'en serez que plus chéri.
(« Fatmé et à Lisbé. ) (« Zémire. )
Mes enfants , vous pleurez ! et toi , tu me consoles !
ZÉMIRE
Vous-même , vous comptiez si peu Sur'des espérances frivoles !
Nous en avons encore assez, de votre aveu. Pour être heureux il faut si peu de chose ! L'oiseau des bois comme nous est sans bien; Le jour il chante , et la nuit il repose. Il n'a qu'un nid; que lui manque-t-il? Rien. J'ai vu souvent, dans la campagne, Le pauvre et joyeux moissonneur Folâtrer avec sa compagne , Et chanter gaîment son bonheur.
Allons, mon père , allons, courage.
Leur exemple est pour nous une belle leçon ! Ali peut bien lui seul vaquer au labourage; Et vous, mes sœurs, et moi, nous ferons la moisson. N'est-il pas vrai, mes sœurs, qu'un père qui nous aime. Nous tient lieu de richesse, et suffit à nos vœux?
LlSBÉ.
Oui , ma sœur.
FATMÉ
Hélas ! oui.
ZEMIBE.
Nous pensons tout de même ; Ne soyez donc plus malheureux.
\i!% ZEMinr: ft azor.
I,a pauvre fiifant! qn'fllo est touchante! Sa raison , sa horitt- , sa tfiidresse m'enchante.
Je me suis souvenu de toi.
( à Fatmr it à Lisbt'. ) Pour vous deux , je n'ai pu.... vous en savez la cause.