‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 345 sur 563 · SANDER, ALI, ZÉMIRE · texte numérisé non relu

SANDER, ALI, ZÉMIRE

ZÉMIRE, à part. Comme il est affligé !

SANDER, V apercevant.

Va-t'en.

ZÉMIRE

Non, je vous aime Plus que ma vie; et je ne puis....

SANDER

Va-t'en. Dans l'état où je suis....

Laisse-moi.

ZÉMIRE

D'où vous vient cette douleur extrême ?

SANDER

( haut. ) Que lui dirai-je? Va, ce n'est rien.

ZÉMIRE

Ce n'est rien I Non, votre cœur ne peut se dérober au mien.

Avant que d'avoir l'espérance

Que ce vaisseau vous fut rendu , Vous étiez consolé de le croire perdu.

Aujourd'hui, quelle différence!

Triste, abattu, découragé.

Mon père ! en quel état vous êtes !

Dites-moi vos peines secrètes;

4a6 ZEMIRE KT AZOR.

Et vous en serez soulage.

Est-ce à votre pauvre |)etite , Qui vous aime si tendrement, Que ce cœur devrait un moment Caclier le trouble qui l'agite?

SAN DE Pi.

Laisse-moi.... Je rafflij;e ; il faut la consoler. Viens, embrasse ton père avant de t'en aller.

ZEMIRE.

Mon père !

s ANl» ER.

Allons, va-t'en. ^ a reposer, te dis-je.

( // sort. ) ZEMIRE, à part.

!Non, je le suis. Je veux savoir c« qui l'afûige. Son silence me fait trembler.

Page 1