SANDER, ALI, ZÉMIRE
ZÉMIRE, à part. Comme il est affligé !
SANDER, V apercevant.
Va-t'en.
ZÉMIRE
Non, je vous aime Plus que ma vie; et je ne puis....
SANDER
Va-t'en. Dans l'état où je suis....
Laisse-moi.
ZÉMIRE
D'où vous vient cette douleur extrême ?
SANDER
( haut. ) Que lui dirai-je? Va, ce n'est rien.
ZÉMIRE
Ce n'est rien I Non, votre cœur ne peut se dérober au mien.
Avant que d'avoir l'espérance
Que ce vaisseau vous fut rendu , Vous étiez consolé de le croire perdu.
Aujourd'hui, quelle différence!
Triste, abattu, découragé.
Mon père ! en quel état vous êtes !
Dites-moi vos peines secrètes;
4a6 ZEMIRE KT AZOR.
Et vous en serez soulage.
Est-ce à votre pauvre |)etite , Qui vous aime si tendrement, Que ce cœur devrait un moment Caclier le trouble qui l'agite?
SAN DE Pi.
Laisse-moi.... Je rafflij;e ; il faut la consoler. Viens, embrasse ton père avant de t'en aller.
ZEMIRE.
Mon père !
s ANl» ER.
Allons, va-t'en. ^ a reposer, te dis-je.
( // sort. ) ZEMIRE, à part.
!Non, je le suis. Je veux savoir c« qui l'afûige. Son silence me fait trembler.