SCÈNE V
ZÉMIRE , AZOR , teoupe de génies autouh dv TRÔNfc
ou AZOn EST ASSIS.
AZOR, s" élançant du trône.
Zémire !
Azor!... ô ciel ! où suis-je?
Aux vœux d'Azor Le ciel vous rend plus belle encor.
ZÉMIRE
Qui? vous, Azor! est-il croyable!
AZOR
Oui, je suis ce monstre effroyable, Que, malgré sa laideur, vous n'avez point haï. Mais vous rompez le charme : il est e'vanoui. C'est vous qui me rendez à mon peuple, à moi-même : Le trône où je remonte est un de vos bienfaits. Venez y prendre place ; et que le diadème Soit pour vous le moins cher des dons que je vous fais.
ZÉMIRE
Quel bonheur! quel prodige! et c'est moi qui l'opère!
AZOR
Par vous la fée, en sa colère, Se laisse à la fin désarmer.
A.h ! que je vous ai plaint !
AZOR
Sa rigueur trop sévère M'avait laissé, Zémire , un cœur pour vous aimer-
ZÉMIRE
Et c'était assez pour me plaire.