SCÈNE III
Autour de moi j'entends , je veux Que tout le monde soit heureux.
De tant de bien
Hélas ! que faire ?
Mon nécessaire ,
A moi , n'est rien.
Un toit paisible , où je sommeille , Un bon dîner, un bon habit, D'un bon vin, qui me rajeunit, A mes repas une bouteille;
Et tout est dit.
Quand j'ai diné , quand j'ai dormi.
De tant de bien, hélas! que faire?
Oh ! je sais bien qu'en faire :
Une bonne affaire !
D'un malheureux faire un ami.
On perd tout l'or que l'on entasse.
C'est pour répandre que j'amasse.
Autour de moi j'entends , je veux Que tout le monde soit heureux.
DORVAL
C'est un moyen bien sûr pour être heureux soi-même.
Je ne connais que celui-là.
Ma folie est que chacun m'aime.
Je donnerais tout l'or du Pérou pour cela. Allons, dépêche-toi, ma fille. Et toi, Julie,
Crois-tu qu'elle sera jolie ?
JULIE
Je prends monsieur pour juge : il en décidera.
Ti MANTE, à DorvaL Ton père est-il levé ?
DORVAL
Je ne sais.
5aa LUCILE.
TIMANT E.
La noblesse»
F.st paresseuse en temps de paix. Ce n'est pas ini reproclie au moins que je lui fais : • Car je voudrais que la mollesse
Fut le ])rix des travaux guerriers; Et je respecte la vieillesse Qui repose sur ses lauriers.
Le voici. La santé brille sur son visage.