SCÈNE VIL
BLAISE, seul.
Ce beau lit'u, tout ce qui l'iiabite , Tout quitter, pour venir être pauvre avec moi! C'est inutile. Il faut d'abord être honnête homme. On ne peut sans cela vivre en paix avec soi : ( il met la main sur son cœur. ) On se sent là je ne sais quoi , Et l'on ne dort pas d'un bon somme.
JIR.
Ali! ma femme! qu'avez-vous fait?
Méchante mère !
De la misère Voilà l'effet.
La pauvre enfant ! quelle pitié!
Elle a pour moi tant d'amitié !
. Et moi je viens lui percer l'ame ! Ah! ma femme, etc.
Elle aime un amant qui l'adore.
L'n jour de plus, une heure encore,
Ils allaient être unis.
Hélas ! fille trop chère !
Du crime de ta mère
C'est toi que je punis.
Quitter ces beaux habits !
Retourner au village,
Y presser mon laitage ,
Y garder mes brebis !
La pauvre enfant ! quelle pitié !
Et moi je viens lui percer l'ame.