‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 431 sur 563 · SCENE VIII. hr · texte numérisé non relu

SCENE VIII. hr

LVC ILE.

Qu'entends-je ?

BL AISE

On fit, à mon insu.

Cet échange qui m'a déçu.

Ta mère a révélé son coupable artifice. Elle a trompé Timante.

L u CI L E , se Jetant dans ses bras. Ah ! mon père !

BLAI SE.

Je sens Combien je suis cruel. Dis-le moi, j'y consens. Moi, j'ai dit ce que j'ai dû dire.

Mon père !

BLA ISE.

Adieu. Je me retire.

( // veut s'en aller. )

LUOILE.

Quoi! vous m'ôtez mon seul appui!

Ah! puisque je retrouve un père,

Laissez-moi pleurer avec lui , Non pas ma honte, hélas! mais celle de ma mère. Elle a donc fait l'aveu de ce crime caché !

BL AI SE

Hélas ! crois-tu que je l'invente ?

LUCILE

Ah! Dorvali... C'en est fait. Le voile est arraché,

( à Biaise. ) Pardonnez la douleur, les regrets d'une amante. Non , je ne rougis point d'un père homme de bien ;

Et le sort que m'eût fait Timante ,

Ne me fait point haïr le mien.

Mais Dorval, mais l'amant que j'aime,

Hélas! que j'aimerai toujours!

534 LUCILE

B L A ISE.

Ma fille , à tes regrets je laisse un libre cours. Mais tu sais ton devoir; je m'en fie à toi-même.

Ne vous éloignez pas.

«LA ISE.

Ma fille, j'attendrai.

LU CI LE

Il attendra î... Je le suivrai.

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