SCENE XVI. V
DUO
T I M A N T E , avec timidité.
j\''esl-il pas vrai qu'elle est charmante. Caressante , Si décente !
Qui n'aimerait cet enfant-là?
DORVAL PÈRE, avec impatience.
Eh ! je vous dis qu'elle m'enchante.
Comme vous je sais tout cela.
Tl M AN TE.
Elle a certaine grâce.... là, Si naturelle , si touchante !
D O UVAL PÈRE.
Eh ! je vous dis ({u'elle m'enchante.
Comme vous je sais tout cela.
TI.M ANTE
Elle est sensible, caressante.
DO RVAL PÈRE.
Eh oui, sensible, caressante.
TIM ANTE
Qui n'aimerait cet enfant-là !
DORVAL PÈRE
Comme vous je sais tout cela.
TI M ANT E
Quel dommage que la naissance!...
DORVAL PÈRE
Encor ! Eh bien, je l'en dispense.
Tout irait bien sans ce point-là.
DORVAL PÈRE
Passons, passons sur ce point-là.
T I M A N T E , cn'ec embarras.
Oui, mais....
Théâtre. II. 35
5/,6 LUCILE
noRvAL pAre.
(^)iioi <lonc ?
La pauvre enfant!
DO R V A I, PK R E.
Voilà bien du mystère !
TI MANTE
Que ne puis-je me taire !
Mais on me le défend.
DORVAL PÈ RE
Eh bien ! parlez.
TIM ANTE
• La pauvre enfant!...
N'est-il pas vrai qu'elle est charmante.'' Qui n'aimerait cet eufant-là?
DORVAI. PÈRE.
Eh ! je vous dis qu'elle m'enchante.
Comme vous je sais tout cela.
( Fin du duo. )