‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 483 sur 563 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

LE HURON, seul.

AIR

Que ne suis-je encor dans nos bois, Loin de ces funestes rivages?

C'est vous, cruels, vous et vos lois.

C'est vous qu'on doit nommer s;mvages.

Que ne suis-je encor dans nos bois, Loin de ces funestes rivages.

RÉCITATIF OnLIGÉ.

Que dis-je! chère amante, hélas!

Pardonne à ma douleur, |)ardonne.

Moi! que jamais je t'abandonne!

Moi, vouloir être oîi tu n'es pas!...

Mais on l'enlève! on m'en sépare!

Non, non, père injuste et barbare, Non, non, je suis par-tout ses pas....

Ah! mon nialiieur est à scn terme.

Amis, accourez à ma voix.

Forçons les murs, brûlons les toits De la prison qui la renferiue....

Mais si je brûle ta prison.

Toi-même au milieu de la flamme....

Hélas! j';ii perdu la raison; Un trouble affreux rè^ne en mon ame.

Que ne suis-je encor dans nos bois, etc.

( Il son. )

5g6 ' LK in;r.oN.

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