H EL K NE
Si ton cœur chancelle , Pour m'être fidèle Pense à nos enfants.
' SILVAIN
Ta crainte me blesse.
Je sens ma faiblesse; Mais tu m'en défends.
Que leur tendre mère , Qui t'aima toujours , Te soit toujours chère.
SILVAIN
Oui, toujours plus chère Qu'en nos plus beaux jours.
Ensemble.
O mon bien suprême !
Moitié de moi-même !
HÉLÈNE
Je tremble ,
SILVAIN
J'espère,
HÉLÈNE
Qu'un juge,
SILVAIN
Qu'un père ,
HÉLÈNE
Qu'un juge terrible,
SILVAIN
Qu'un père sensible ,
N'ait pour moi la rigueur
'>24 SILVAIX.
De in'arrachcr ton cœur.
SI L VAIN
N'aura ])as la rigueur De m'arratlier lou cœur.
Ensemble.
L'amour et la foi
M'unit avec toi.
Ciel , en ta présence
Je formai ces vœux.
O ciel ! de nos feux
Tu vois l'innocence.
Est-il de puissance
Qui rompe ces nœuds ?
s I L VAIN.
Mais à ce combat si pénible , Ma femme, pourquoi m'exposer?
C'est à toi.... tu n'es pas connue; il est possible Que mon père à ta voix ne soit pas insensible. Oui, sans moi, mieux que moi tu sauras l'appaiser.