‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 505 sur 563 · H EL K NE · texte numérisé non relu

H EL K NE

Si ton cœur chancelle , Pour m'être fidèle Pense à nos enfants.

' SILVAIN

Ta crainte me blesse.

Je sens ma faiblesse; Mais tu m'en défends.

Que leur tendre mère , Qui t'aima toujours , Te soit toujours chère.

SILVAIN

Oui, toujours plus chère Qu'en nos plus beaux jours.

Ensemble.

O mon bien suprême !

Moitié de moi-même !

HÉLÈNE

Je tremble ,

SILVAIN

J'espère,

HÉLÈNE

Qu'un juge,

SILVAIN

Qu'un père ,

HÉLÈNE

Qu'un juge terrible,

SILVAIN

Qu'un père sensible ,

N'ait pour moi la rigueur

'>24 SILVAIX.

De in'arrachcr ton cœur.

SI L VAIN

N'aura ])as la rigueur De m'arratlier lou cœur.

Ensemble.

L'amour et la foi

M'unit avec toi.

Ciel , en ta présence

Je formai ces vœux.

O ciel ! de nos feux

Tu vois l'innocence.

Est-il de puissance

Qui rompe ces nœuds ?

s I L VAIN.

Mais à ce combat si pénible , Ma femme, pourquoi m'exposer?

C'est à toi.... tu n'es pas connue; il est possible Que mon père à ta voix ne soit pas insensible. Oui, sans moi, mieux que moi tu sauras l'appaiser.

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