‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 512 sur 563 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

J'avais trouvé la joie et la tranquillité ; El si j'avais fléchi votre cœur irrité , J'y serais encor fortunée.

DOLMON PÈRE.

Laissons là ma colère , et parlons du malheur Qui vous poursuit.

HÉLÈNE

Il est oublié, s'il vous touche.

Non , vous n'entendrez point de plainte de ma bouche. Le bonheur est par-tout : sa source est dans le cœur.

Ici , dans une paix profonde , Mon époux, mes enfants, voilà pour moi le monde. Sonmis avec constance à son sort rigoureux , Mon époux a trouvé des amis généreux : Ils l'ont aidé. Le temps , le besoin , l'habitude, Ont façonné ses mains aux travaux les plus durs. D'élever mes enfants, moi , j'ai fait mon étude. De tendres soins, moles de peu d'inquiétude. Un repos, un sommeil, un réveil , doux et sûrs; Ce sont là nos plaisirs dans cette solitiide. Il en est de plus vifs, mais non pas de plus purs.

DOLMON PÈRE.

Hélas ! que je vous porte envie ! Vous goûtez , croyez-moi , les vrais biens de la vie. Vous régnez sur des cœurs que vous avez formés; Vous aimez vos enfants; vous en êtes aimés;

( bas. ) Et moi !... j'ai des enfants ; mais , trop malheureux père ! L'un est perdu pour moi, l'autre me désespère.

(^hnut.) Ah ! j'ai bien des chagrins!

HÉLÈNE

Je les partagerai.

DOLMON PÈRE.

En vous faisant du bien je les adoucirai.

63o SILVAIN.

Vos filles approtlinit <lc l'àge Où l'on s'établit; pensez-vous A les marier au village?

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