‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 519 sur 563 · D O L M O N PÈRE · texte numérisé non relu

D O L M O N PÈRE

Des services qu'ils t'ont pu rendre Ils seront bien récompensés :

Je les prends sur moi.

SILVAIN

Non , mon père.

Ce que j'ai fait dans la misère.

Je n'en rougirai point dans la prospérité. Bazile a ma parole ; et le cœur de ma fille

Est un prix qu'il a mérité.

Elevez jusqu'à vous une honnête famille. Mon père ! encor ce trait de générosité.

D OLMON PÈRE.

Oui, je me rends, mon fils; et ta reconnaissance Force mes préjugés à respecter ses droits. Viens, Bazile : il est bon de montrer quelquefois Que la simple vertu tient lieu de la naissance.

C H OE u R.

Rien de si tendre qu'un bon père.

C'est du ciel le plus heureux don.

S'il veut punir dans sa colère , L'amour est là (i) , qui lui dit : Non. Il a beau faire le sévère ; Non, ce n'est jamais tout de bon.

Dans ses regards c'est la colère ,

(i) Silvain met la maiu sur le cœur de son père, en l'cmbmssanf.

630 SILVAIiV.

Mais dans son cœur c'est le pardon, Aimons-lc bien , ce tendre père :

C'est du ciel le plus heureux don.

DOLMON PÈRE, avec le chœur.

Une ame lendre , un cœur de père , Est du ciel le plus heureux don.

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